Le magazine de la vie politique

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Avi Assouly, ancien député et commentateur passionné des matchs de l’OM, se lance dans la course

Journaliste sportif et élu député et conseiller régional, il y a de cela plusieurs années, Avi Assouly a délaissé sa paisible retraite pour se replonger à la demande d’une amie dans l’arène politique. Il a souhaité se présenter, aux couleurs du mouvement l’Ecologie au centre, dans la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône, aux côtés d’Annette Placide une femme expérimentée qui a consacré sa vie professionnelle dans différentes collectivités publiques.

Originaire d’Oran, Avi Assouly qui est arrivé à Besançon dans le Doubs à l’âge de 12 ans est venu à Marseille, une ville qu’il chérit en 1975. Depuis lors, il n’a cessé de créer un lien indéfectible avec la cité phocéenne et ses habitants. Aujourd’hui, il s’investit à nouveau dans la vie politique même s’il pensait ne plus y mettre un pied. «Je m’engage parce que je suis issu de la société civile et parce que je veux donner un sens à ma vie de citoyen d’une ville et des quartiers sud où il fait bon vivre et dans lesquels j’habite depuis plus de quarante ans», confie t-il.

Fort d’un diplôme de droit puis d’un Master 2 en management des organisations sportives, Avi Assouly a tout d’abord travaillé en tant que greffier à Besançon pendant quelques années puis à Bordeaux pendant trois années. «J’étais le plus jeune greffier de France», précise t-il fièrement. A la faveur d’un déplacement, il vient à Marseille et rencontre sa future épouse et décide de rester dans cette ville. Il créé alors deux entreprises, l’une appelée Nino Picci, fabricant des jeans, et l’autre appelée Orange, fabriquant et commercialisant des jeans et des chemises. Il s’investit pleinement dans ces deux activités en parcourant la France.

Depuis toujours, l’homme démontre une grande capacité de travail et un sens de l’adaptation qu’il met en pratique dans sa vie professionnelle. Après le commerce, il réalise pleinement son rêve en devant journaliste. Il va ainsi connaître depuis 1979 jusqu’aux années 2010, les affres, les vicissitudes mais aussi les joies d’un métier exaltant de journaliste pigiste.

Il l’exerce aussi bien presse écrite qu’en presse radio mais c’est grâce à la radio qu’il va vivre ses plus belles heures professionnelles en partie avec sa passion de l’OM. «J’ai commenté 1500 matchs de l’OM, que ce soit en championnat, en Coupe de France et et en Coupe d’Europe», stipule t-il.

Le club lui avait d’ailleurs rendu un vibrant hommage, lors d’un match resté célèbre, en présence des joueurs dont un certain Didier Deschamps. «Jean-Claude Dassier m’avait remis un style aux couleurs de l’OM à mon nom. J’avais donné le coup d’envoi du match OM-Monaco et Laurent Paganelli m’avait tendu le micro pour des adieux publics. J’avais été ovationné, c’était en janvier 2010», se rémémore t-il. Jamais un journaliste n’avait été aussi fêté !

C’est à cette date que les élections régionales se profilent, plus précisément en mars 2010. Quelques jours après la cérémonie de vœux du maire en exercice Jean-Claude Gaudin, Avi Assouly est sollicité par Patrick Ménucci, directeur de campagne de Michel Vauzelle. Le candidat et ses collaborateurs tiendront parole et Avi Assouly, fut en bonne place sur la liste qui remporta les élections et fut ainsi élu vice-président de la Région avec la délégation aux grands événements sportifs. «J’ai fait un mandat complet de cinq ans jusqu’en 2015», explique t-il avec son charisme habituel.

La chance apparaît une nouvelle fois en 2012. Avi Assouly qui était présent à la commission sport et à la commission Europe, rencontre alors Marie-Arlette Carlotti qui souhaitait se présenter aux élections législatives. Elle le prend comme suppléant. «J’ai rencontré de nombreuses personnalités comme Dominique Strauss-Kahn, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls», relate t-il. La députée mise sur François Hollande qui est élu président de la République et quelques temps après, François Hollande la prend comme ministre des personnes handicapées.

Marie-Arlette Carlotti abandonne ainsi son poste de député à son suppléant Avi Assouly qui appréhende ainsi judicieusement les rouages de l’Assemblée nationale. Il devient alors à la fois député, conseiller régional et conseiller municipal d’opposition à la mairie des 9e et 10e arrondissements. En 2014, il démission de son poste de conseiller municipal à la mairie de secteur détenue par Lionel Royer-Perreaut pour cause de cumul des mandats.

Après la reconnaissance de la presse et du monde sportif, Avi Assouly cumule les récompenses entant Chevalier de l’ordre national du mérite puis Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres ou encore Médaille d’Or de la Jeunesse et des Sports. Il les reçoit avec une grande humilité.

Après un tel parcours si exemplaire, il pensait logiquement et naturellement que l’exercice du pouvoir et des responsabilités politiques ne serait plus qu’un beau souvenir. Mais comme pour les marins, l’appel du grand large fut tel qu’il répondit à nouveau favorablement aux sirènes de la politique. «Ce sont avant tout les valeurs républicaines, d’éthique, de respect de l’autre qui m’ont décidé à m’investir à nouveau», explique t-il. Puis il rajoute : «Je m’engage par ce que la montée du racisme et de l’antisémitisme m’effraie et car il est important de stopper les discours de haine véhiculés par ceux qui n’aiment ni la France ni notre cité.»

C’est fort logiquement qu’il a désiré représenter le parti l’Ecologie au centre prônant une écologie qui n’est pas radicale, ni punitive avec un positionnement au centre, ce qui est fort rare. «La planète a besoin de respirer. Elle est littéralement asphyxiée. Je n’ai pas envie que les générations futures vivent ce que nous vivons aujourd’hui après cette terrible pandémie dont nous avons été victimes», déclare t-il.

Reprenant l’adage bien connue, «Labourage et pâturage sont les mamelles de la France», Avi Assouly établit deux priorités à savoir l’agriculture et l’environnement. Le contexte actuel avec la crise sanitaire et alimentaire avec la guerre en Ukraine ne fait que mieux mettre en lumière ces deux priorités. «Nous devons faire revivre l’agriculture française et relocaliser la production. Nous devons aussi préserver notre environnement», estime t-il avec le bons sens qui le caractérise.

Avec beaucoup d’acuité, de pugnacité et d’intelligence, il entend défendre Marseille et représenter cette ville contrastée au niveau national. «Je m’engage pourque cette ville reste ce qu’elle est, une ville ouverte et accueillante. Je m’engage pour que cette circonscription retrouve sa sérénité et sa joie de vivre», énonce cet homme actif qui souhaite donner avec ferveur un avenir radieux à la jeunesse.

Pour l’heure, il n’hésite pas à évoquer l’une de ses idées maîtresses, la concertation. «Avant chaque projet de loi, j’organiserai une réunion avec les CIQ du secteur et je leur demanderai leur avis. En fonction de leur avis, je voterai à l’Assemblée

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