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Benoit Kandel, l’intégrité pour règle

Ancien colonel de gendarmerie en retraite Benoît Kandel qui s’est lancé à l’assaut de la mairie de Nice en se présentant contre le maire sortant Christian Estrosi (LR) dont il a été le premier adjoint pendant cinq ans de 2008 à 2013, part cette année en campagne pour les élections régionales.

 

Né le 15 octobre 1960, Benoît Kandel, Saint-Cyrien, a débuté sa carrière dans l’Armée au groupement blindé de gendarmerie mobile de Versailles – Satory (GBGM). Il est d’abord chef de peloton sur VBC 90 à l’escadron 3/1. Puis il commande l’escadron 4/1 sur AMX 13 ensuite équipé de véhicules à roues blindés. Puis, cet instructeur commando enseigne l’ordre public et le maintien de l’ordre à l’école des officiers de la Gendarmerie. Il commande ensuite la compagnie de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) avant d’intégrer la direction du personnel sous-officiers à la direction générale. Après l’École de guerre, il devient adjoint au chef du bureau du personnel officier. Son supérieur est alors le colonel Roland Gilles, futur patron des gendarmes. Un poste où il mettra en place les carrières à dominante, la mobilité à quatre ans et la gestion des hauts potentiels. L’officier en retraite de 59 ans quitte alors l’Armée pour entrer en politique aux côtés de Christian Estrosi. En 2008, le maire de Nice en fait son premier adjoint en charge de la sécurité. Sur sa lancée, l’ancien commandant du groupement des Alpes-Maritimes rafle en 2009 le 12ème canton de Nice aux élections cantonales. Réélu en 2011, il devient rapporteur général du budget du conseil général sous la présidence d’Eric Ciotti, dont il est resté proche. En 2013, le torchon brûle avec Christian Estrosi qui le prive de ses délégations car il lui est reproché d’avoir initié un rapprochement avec le front national. Ce n’est pas la première fois que l’ancien gendarme défie son ancien patron. En 2014, il a été élu conseiller municipal divers droite cette fois sur la liste conduite par Olivier Bettati.

Nice, une ville pionnière

Après une première vie professionnelle dans la gendarmerie comme officier puis l’exercice de mandats électifs à Nice (1er adjoint au maire) et au Conseil général des Alpes Maritimes, il créé en 2015 sa société de conseil appelé Galatyn, en relation avec l’épée du chevalier Gauvain, membre de la Table Ronde, connu pour sa force et son sens de la mesure. «Dans ce nouveau cadre, j’interviens soit seul, soit en accompagnant des entreprises ou des collectivités territoriales, principalement dans les domaines de la stratégie, du management, des ressources humaines et des questions de sûreté et de protection», confie t-il. La plus-value apportée tient pour lui à son expertise de plus de vingt ans dans le domaine de la sécurité et aux six années d’expérience d’élu de terrain dans une grande ville (la cinquième de France). «Ce parcours quelque peu atypique me permet aujourd’hui d’apporter un éclairage original et de proposer des solutions éprouvées et efficaces, adaptées aux réalités du terrain, aux besoins des clients et aux multiples contraintes auxquelles ils sont le plus souvent confrontés», explique t-il avec pragmatisme.

Dans le cadre de ses fonctions, il a contribué au déploiement de nombreux projets innovants et à la construction de Nice “smart city”(réseau de vidéo-protection, géolocalisation des forces de police municipale, cartographie numérique de la délinquance et des incivilités, applications smartphone dédiée à la gestion des risques, création d’un centre de supervision urbain et d’un poste de commandement communal, création d’une réserve civile et citoyenne, déploiement de solutions innovantes en matière de stationnement en voirie et en ouvrage.). «Ayant désormais une bonne connaissance des besoins et des enjeux auxquels les villes doivent faire face, je suis en mesure de conseiller utilement les entreprises qui travaillent ou souhaitent travailler avec les collectivités territoriales», souligne t-il.

La sécurité et l’honnêteté

En 2017, Benoît Kandel se présente aux élections législatives dans la circonscription historique de Christian Estrosi, la 5ème des Alpes-Maritimes. Il n’a toutefois pas affronté le maire de Nice à cette élection. L’ancien gendarme a perdu face à Marine Brenier, la candidate des Républicains, terminant cinquième avec 4,63 % des voix. Benoît Kandel a traîné à cette période une affaire handicapante.

En 2014, il a été mis en examen dans l’affaire de la société d’économie mixte gérant les parkings. Il en était le président pour la ville de Nice entre 2008 et 2013 et était sous le coup de pas moins de 17 chefs d’accusation dont corruption et escroquerie en bande organisée. «Après cinq années de mise en examen, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence vient de m’accorder un non-lieu général dans l’affaire dite de la Semiacs», confie t-il. Totalement blanchi par la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence le 28 novembre 2019, il remonte à l’assaut électoral dans des circonstances bien différentes. Ses chevaux de bataille? La sécurité, la proximité, ainsi que l’honnêteté en politique. Il vient d’ailleurs de faire sienne les trente propositions d’Anticor pour davantage d’éthique et de transparence dans les communes. Comme en 2015, Debout la France à l’initiative de son président Nicolas Dupont-Aignan a décidé de présenter une liste aux élections régionales de 2021qui sera conduite par le colonel de gendarmerie à la retraite.

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