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Biodiversité: La fondation CapOVert sur les fonts baptismaux

Créée par le promoteur Immalliance, la fondation d’entreprise CapOVert a pour but de réaliser des expérimentations en faveur de la biodiversité et de l’environnement dans l’immobilier. Le lancement de cette entité novatrice a été effectué le 7 mai 2021, dans ses locaux, à la Penne-sur-Huveaune, en présence de Christine Capdeville, maire de la ville, d’Anne Claudius-Petit, présidente de l’ARBE, et de Didier Réault, président du Parc national des Calanques.

Joël Briot, président d’Immalliance, est un pionnier qui souhaite jeter des passerelles entre l’immobilier et l’environnement. «Mon passé, mon éducation m’ont appris à aimer la nature et la respecter» a t-il confié, lors de la présentation de CapOVert, une fondation destinée à réconcilier l’habitat et la biodiversité. «Soyons tous colibris! Nous pouvons faire plus qu’une goutte d’eau face à l’incendie qui submerge notre planète et passer à une autre échelle», a t-il estimé, devant plusieurs personnalités dont Claude Bertolino, directrice générale de l’EPF PACA et Fabrice Alimi, président de la FNCI.

Face au réchauffement climatique et à l’érosion de la biodiversité, Immalliance a choisi, fort intelligemment, de passer à la vitesse supérieure en créant cette fondation associant des experts indépendants comme Stéphane Bouquet, président d’Envirobat BDM ou Jean-Pierre Gautry, président d’honneur de la Société Française des Urbanistes.

Elle s’est ainsi donnée les moyens avec un lieu de rencontre destiné à accueillir des professionnels et des scolaires afin d’intégrer les bonnes pratiques écologiques dans le bâtiment. «Notre objectif est de donner une implusion forte pour réunir les réseaux professionnels, favoriser les échanges et prendre du recul pour réfléchir autrement», a souligné Stéphane Bouquet.

Devant l’ampleur des enjeux, il s’agit de réconcilier deux mondes, l’habitat et le développement durable. «Nous devons affirmer notre raison d’être en construisant un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie dans des bâtiments respectueux de l’environnement», a précisé Michel Sanna, directeur de la fondation.

Le défi d’un immobilier plus responsable

Aujourd’hui, le constat est là: l’immobilier est un secteur polluant qui représente 45% de la consommation énergétique française et 25% des émissions de gaz à effet de serre. Aussi, la fondation qui s’inscrit dans le prolongement des valeurs humaines, responsables et citoyennes du groupe, a édicté quatre principes fondateurs.

Il s’agit tout d’abord de préserver la biodiversité en limitant l’impact des projets et leurs empreintes environnementales. Autre principe clé, l’innovation technologique et sociale en améliorant la qualité de vie des habitants et en favorisant l’accès aux énergies renouvelables. «Nous devons aussi soutenir les solutions respectueuses de l’environnement et d’efficacité énergétique pouvant être dupliquées et déployées à grande échelle», a souligné Michel Sanna. Enfin, la fondation entend enrichir les connaissances des acteurs de la filière, des sociétés d’innovation et des métiers liés aux espaces verts.

 

 (de gauche à droite) Michel Sanna – Directeur Fondation CAP Ô VERT, Joël Briot – Président CAP Ô VERT, Christian Lerognon – Président IMMALLIANCE Rhône-Alpes, Jean-Pierre Gautry -Urbaniste et Président d’Honneur Société Française des Urbanistes, Stephane Bouquet – Co-Président ENVIROBAT BDM

Pour développer ces actions, plusieurs types de programme seront mis en place tels que des projets d’innovation technologique et sociale, l’organisation de conférences, l’animation de travaux de prospective afin d’identifier les enjeux de long terme et les opportunités d’évolution de ces métiers. «Nous désirons accompagner les acteurs publics et privés qui inventent le futur des villes vertes», a t-til stipulé.

Le projet de la Bourgade à La Penne-sur-Huveaune qui associe judicieusement du logement avec du mix énergétique, une ferme urbaine, une résidence inclusive et une forêt boisé classée en est une parfaite illustration. «Nous sommes une commune pilote qui initie un nouveau quartier avec de la mixité sociale et une action de préservation de la biodiversité», s’est réjouie Christine Capdeville, maire de la ville.

Depuis trois ans, deux autres projets sont en cours, l’un à Bormes-les-Mimosas avec l’aménagement des rives de la Blaque, et l’autre Terra Sensa avec la requalification d’une carrière de 15 ha à Pegomas dans l’Estérel. Ces actions visant à remettre la nature au cœur de l’habitat ont d’ores et déjà reçu le soutien précieux de deux partenaires, l’ARBE et le Parc National des Calanques.

EPF Etablissement Public Foncier

FNCI Fédéraation nationale des Clubs de l’Immobilier

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