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Changement climatique : un rapport parlementaire préconise de diversifier le tourisme de montagne

Un rapport parlementaire publié mercredi met en garde contre l’impact du réchauffement climatique sur le tourisme de montagne, très tourné pour l’instant vers le ski, et préconise une diversification volontariste des activités, dans le respect des particularités de chaque région.

« Les conséquences du changement climatique en montagne s’imposent à nous comme une évidence », a déclaré la députée Laurence Gayte, une des deux rapporteures.

Le réchauffement climatique et la hausse de la fréquence des phénomènes climatiques extrêmes ont des effets très directs sur le tourisme. En première ligne surtout, le ski et son « rôle central dans l’économie de ces territoires est interrogé », alors que cette activité hivernale représente « 82% du chiffre d’affaires de la montagne », affirme la députée des Pyrénées-Orientales.

Selon elle, l’activité skiable va pouvoir encore perdurer dans les stations pendant « 5 à 30 ans », en fonction des endroits. L’urgence n’est donc « pas du tout la même » pour toutes les stations de montagne, même si « tous les territoires sont concernés à plus ou moins brève échéance ».

Face à cette constatation, les élues ont fait le choix de ne pas privilégier dans leur rapport un modèle unique de tourisme, préconisant plutôt une adaptation en fonction des caractéristiques topographiques et du développement économique du territoire.

Parmi les pistes de diversification évoquées, le rapport, fruit des auditions d’une cinquantaine de personnes en trois mois, prône de renforcer le volet bien-être du thermalisme en France. Il cite en exemple les cas de régions qui se tournent vers l’agrotourisme ou encore la pêche et les nombreuses activités liées à l’eau.

Difficile cependant de se passer complètement du ski, « moteur extrêmement important pour l’économie locale et l’emploi » (120 000 emplois dépendent de l’ouverture des domaines skiables), selon Marie-Noël Battistel, députée de l’Isère et deuxième rapporteure. «L’alternative est aujourd’hui assez complexe à retrouver sur des échelles identiques, poursuit-elle, expliquant que, selon les Domaines skiables de France, « un euro dépensé sur les remontées (mécaniques), c’est six euros supplémentaires dépensés par le client en restauration, en hébergement ou diverses activités annexes».

Puis elle a rajouté : «Il est possible de diversifier les pratiques alternatives au ski de piste, qui reste un véritable produit d’appel, et de développer d’autres activités de neige, qui vont pouvoir se maintenir plus longtemps que le ski de piste car elles ne sont pas dépendantes d’infrastructures lourdes et coûteuses».

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