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EELV plaide pour la sauvegarde de la Camargue et de la Crau face à des projets jugés dangereux pour l’environnement

À l’occasion de la journée européenne pour la reconnaissance de l’écocide, le part EELV propose une déambulation sur les sites menacés des régions de la Camargue et de la Crau.

Pour le parti EELV, deux constats s’imposent : La Camargue et la Crau sont menacées par deux projets institutionnels à savoir la construction d’un pont à la place du bac de Barcarin et la construction d’une autoroute sur pilotis au sud d’Arles au cœur de la Camargue de Van Gogh. Mais elles sont également menacées par des projets d’usines à méthanisation ou méthaniseurs sans prise en compte des impacts et par l’extension, toujours d’actualité, des zones logistiques en Crau.

1er rendez-vous, 10h00 : devant le bac de Barcarin, côté Port-Saint-Louis (départ du Bac 10h10) ou à 10h15 devant le bac côté Salin-de-Giraud.

2e rendez-vous, 10h15 : prise de parole côté Salin-de-Giraud.

10h45: départ vers Arles en passant devant un des futurs méthaniseurs de Tourtoulen et les terrains devant accueillir les pilotis du futur contournement.

3e rendez-vous, 11h15 arrivée à Arles au Pont Van Gogh où doit aussi passer l’autoroute sur pilotis.

4e rendez-vous, 12h00, départ vers la zone logistique de Saint-Martin-de-Crau en longeant les zones agricoles de foin de Crau et les espaces naturels (marais de Meyranne entres autres) impactés par le fuseau.

5e rendez-vous, 13h00 pique-nique sorti du sac (buvette fermée) sur le site des marais du Vigueirat.

Des projets estimés néfastes pour l’environnement

Le gouvernement sollicité par Monica Michel, députée de la circonscription, élue de la République en Marche, a relancé selon EELV le projet climaticide de contournement autoroutier d’Arles, alors même que, dès 2016, le rapport public Astier considérait ce tracé au sud d’Arles comme trop dommageable pour les terres agricoles et naturelles.

Le tracé de cette autoroute, qui serait construite sur pilotis, traverse les foins de Crau, dernière steppe d’Europe, va longer le pont Van-Gogh, en menaçant 700 ha d’espaces naturels agricoles, 52 ha de foin de Crau classés AOC, des zones d’élevage de bovins, ovins, taureaux AOC et la nappe phréatique de la Crau. Il traverse plusieurs zones humides classées Natura 2000 et d’importance internationale.

Aujourd’hui, il a demandé à la DREAL de revoir sa copie tant sur le plan des études sur la biodiversité, que sur les nouvelles règlementations environnementales.

Dans le même temps, Martine Vassal, présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence, relance le projet de réalisation d’un pont entre Salin-de-Giraud et Port-Saint-Louis sur le grand Rhône, proche de son embouchure, en remplacement du bac de Barcarin.

Ce projet ouvre pour le parti EELV une brèche pour la traversée de la Camargue par des milliers de camions de la zone industrielle de Fos se dirigeant vers l’Espagne.

« À l’heure où l’horloge du bouleversement climatique accélère, où la Convention citoyenne pour le climat exige le développement des alternatives aux flux routiers de marchandises, avec le développement du ferroutage et du transport fluvial notamment, l’État continue à vouloir construire des autoroutes« , déplore Nathalie Morand, porte parole d’EELV pour la région.

En Camargue, deux projets d’usines à méthanisation (ou méthaniseurs) implantés à moins de 6 km de distance l’un de l’autre, permettent aux auteurs d’échapper au dépôt d’un dossier de demande d’autorisation d’exploitation réglementaire.

À Saint-Martin, un méthaniseur est également prévu sur des terres agricoles alors qu’il reste pourtant de la place ailleurs, mais cela n’arrangerait pas les affaires du porteur de projet ! Et dans le parc de la Thominière, malgré les nombreux recours, un énième entrepôt, est en train de s’élever…

Rappelons que la Camargue est un hot spot du péril climatique, avec une inexorable montée des eaux. On constate déjà chaque année l’érosion du trait de côtes que les digues et la main de l’homme ne pourra empêcher.

La crise sanitaire a également montré nos liens d’interdépendance avec le vivant. « Le monde d’après qu’esquissent nos intellectuels et que s’approprient les dirigeants doit être en rupture avec le monde d’avant libéral-productiviste« , souligne Nathalie Morand.

Puis elle a rajouté : « Il doit s’affranchir de la dictature du court-termisme et du toujours-plus pour penser le temps long, à l’aune notamment de l’impératif climatique, de la relocalisation et de la décarbonation de l’économie« .

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