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Election présidentielle : la sécurité, une préoccupation prioritaire du futur candidat Emmanuel Macron

Une enquête Ipsos a sondé le sentiment des Français sur la sécurité pendant la durée du quinquennat. Et si le résultat n’est pas catastrophique pour la macronie, il indique que la situation s’est aggravée en cinq ans pour 52 % des Français, seuls 14 % jugeant, en revanche, qu’elle s’est améliorée. Un bon tiers, soit 34 % des sondés, considère qu’elle n’a pas changé.

Les partisans d’Éric Zemmour sont les plus sévères vis-à-vis du bilan, 94 % jugeant la situation pire qu’en 2017. Ils sont rejoints par sept électeurs LR sur dix (69 %) et les deux tiers (67 %) des proches de Marine Le Pen. À gauche et chez les marcheurs, les avis sont plus partagés. Entre 36 et 49 % observent un sentiment d’insécurité inchangé, tandis que 35 % à 40 % voient une détérioration et autour de 20 % une amélioration.

Le sujet est prégnant, s’impose naturellement parmi les préoccupations majeures de chaque présidentielle, au côté du pouvoir d’achat ou de la santé. Et fait écho au Palais à une enquête de l’institut Odoxa pour Le Figaro le 6 février. Où 62 % des Français considéraient comme « mauvais » le bilan sécuritaire du chef de l’État.

Il ne s’agit donc pas de le laisser en pâture aux autres candidats, d’autant qu’il a été mis sur le devant de la scène par Marine Le Pen et Éric Zemmour, ou par Valérie Pécresse lors de l’épisode du début d’année où la candidate LR disait vouloir « ressortir le Kärcher de la cave« .

À Nice, sans avoir l’air de trop y toucher, Emmanuel Macron lui avait répondu en avançant un plan de 15 milliards d’euros d’investissements sur cinq ans pour la sécurité. Il ferait suite à une augmentation du budget de 1,5 milliard d’euros en 2022, ainsi qu’à une série de mesures et de textes de loi. Parmi les plus visibles, le remplacement de 50 % du parc automobile des policiers et gendarmes, la rénovation de certains commissariats et l’augmentation des effectifs dans la rue.

Le ministre de l’Intérieur avait égréné les diminutions du nombre de vols à main armée ou non, ainsi que des cambriolages. Tout en concédant l’augmentation des atteintes aux personnes et surtout, des violences intrafamiliales et sexuelles (+ 38 % depuis2017). Il avait toutefois souligné la « libération de la parole » et une forme d’effet rétroactif pour expliquer cette explosion. Il avait également rappelé les « bienfaits » de la loi dite de sécurité globale, « un texte de confiance, pilier de nos libertés« , néanmoins fortement contesté à l’Assemblée et dans la rue.

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