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Election présidentielle: un premier tour avec deux finalistes déjà connus

Emmanuel Macron, président en exercice et candidat à sa réélection avec La République en marche, et Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, se sont qualifiés ce 10 avril pour le second tour de l’élection présidentielle avec respectivement 27,60 % et 23,41 % des suffrages exprimés. Ils devancent le candidat de l’Union populaire, Jean-Luc Mélenchon (21,95 %), qui s’est classé en troisième position. Loin derrière le trio de tête, seul Éric Zemmour (Reconquête !) a franchi la barre des 5% de suffrages exprimés, les partis traditionnels connaissant un véritable effondrement. Une nouvelle fois, la carte électorale est bousculée.

Les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle ont été publiés ce lundi midi par le ministère de l’Intérieur. Alors que le taux d’abstention a atteint 26,31 % des inscrits, soit le plus haut niveau pour un premier tour d’une présidentielle après celui de 28,4 % enregistré en 2002, Emmanuel Macron a terminé à la première place avec 27,84% des voix. Comme en 2017, Marine Le Pen l’affrontera au second tour après avoir engrangé 23,15% des suffrages. Jean-Luc Mélenchon est arrivé troisième, avec 21,95% des votes.

Loin derrière ce trio de tête, Éric Zemmour (Reconquête !) est le seul à avoir franchi la barre des 5% de suffrages exprimés (7,05%). Il devance largement Valérie Pécresse (LR, 4,79 %). Yannick Jadot (4,58 %), candidat des écologistes, est arrivé en sixième position. Viennent ensuite Jean Lassalle (3,16 %), le communiste Fabien Roussel (2,31%), Nicolas Dupont-Aignan (2,07%), la socialiste Anne Hidalgo (1,74%), Philippe Poutou (0,77%) et Nathalie Arthaud (0,57%).

Alors que les partis traditionnels – LR et PS – se sont littéralement écroulés, la carte électorale est marquée par de nouvelles fractures géographiques. L’ouest de la France a ainsi davantage voté pour Emmanuel Macron. Le président candidat est arrivé en tête en Bretagne mais aussi dans les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire et la Nouvelle-Aquitaine. Il s’impose même en Normandie, où il était devancé par Marine Le Pen en 2017. Emmanuel Macron a aussi consolidé son ancrage en Auvergne-Rhône-Alpes.

Comme en 2017, Marine Le Pen a frôlé le grand chelem au premier tour en Provence-Alpes-Côte d’Azur en remportant cinq des six départements, échouant une nouvelle fois à s’imposer dans les Hautes-Alpes. Elle a également réalisé un score important en Occitanie, en particulier dans l’est de la région, près de la Méditerranée. La candidate du Rassemblement national a signé son meilleur résultat dans les Pyrénées-Orientales (32,7%). Marine Le Pen a aussi totalisé des scores importants dans les Hauts-de-France – elle a réuni 39% des suffrages dans le Pas-de-Calais où elle est députée et s’est également imposée dans le Grand Est, de même qu’en Corse.

Jean-Luc Mélenchon a créé la surprise en Île-de-France où il est arrivé très légèrement en tête, au coude à coude avec Emmanuel Macron. Il s’est aussi hissé à la première place dans de nombreuses grandes villes comme Marseille, Grenoble, Strasbourg, Toulouse, Montpellier, Nantes, Rennes ou Rouen.

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Comme en 2017, Marine Le Pen a frôlé le grand chelem au premier tour en Provence-Alpes-Côte-d’Azur en remportant cinq des six départements, échouant une nouvelle fois à s’imposer dans les Hautes-Alpes.
La candidate d’extrême droite a drainé 27,59% des suffrages au niveau régional, presque un point de moins qu’en 2017 (28,16%), sans doute en raison de la présence cette année d’un autre candidat à l’extrême droite, Éric Zemmour, qui a attiré 11,71% des bulletins.

Elle a devancé de quatre points Emmanuel Macron (23,34%) et de près de huit points Jean-Luc Mélenchon (19,77%).


Battue dans la plupart des grandes villes de la région, Marine Le Pen a été devancée par Jean-Luc Mélenchon à Marseille et Avignon, comme en 2017. Victorieuse à Nice il y a cinq ans, elle a cette fois été battue par le chef de l’État dans le bastion de Christian Estrosi, ex-LR désormais passé dans le camp présidentiel.

La seule grande ville où la candidate RN s’est imposée est Toulon, le bastion d’Hubert Falco, lui aussi parti des Républicains vers Emmanuel Macron.

A Marseille, c’est une nouvelle fois le candidat de la France Insoumise qui l’a emporté, avec 31,12% des voix, soit une progression de plus de six points, loin devant le chef de l’État (22,62%) et Marine Le Pen (20,89%), privée de sa deuxième place par les 11% du leader de Reconquête !

À l’échelle des départements, la candidate RN a dominé ce premier tour, avec des scores de 29,43% dans le Vaucluse, 26,25% dans les Bouches-du-Rhône, 30,61% dans le Var, 26,64% dans les Alpes-Maritimes ou 26,90% dans les Alpes-de-Haute-Provence. Et si elle a perdu un point dans le Vaucluse, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône, c’est là encore dû à la présence d’Éric Zemmour, qui a drainé plus de 10% dans ces trois départements.

Le seul département qui lui a échappé est donc une nouvelle fois les Hautes-Alpes où, avec 22,84%, elle a été devancée à la fois par Emmanuel Macron (23,78%) et Jean-Luc Mélenchon (22,87%), de 22 voix.

Dans le Vaucluse, la candidate d’extrême droite a réalisé des scores importants à Cavaillon ou Carpentras, zones rurales et ouvrières, mais elle a été devancée par le chef de l’État dans le chic Luberon. Et à Avignon (18,94%), elle a été largement distancée par Jean-Luc Mélenchon (36,87%), derrière Emmanuel Macron (20,42%).

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la surprise du scrutin est venue de Forcalquier, fief du député et ex-ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, où le chef de l’État a été devancé de près de 12 points par Jean-Luc Mélenchon (33,43%).

Île-de-France

Avec un bond de plus de huit points par rapport à 2017, Jean-Luc Mélenchon (30,24%) est arrivé en tête en Île-de-France dans un duel très serré – 2.554 voix – avec Emmanuel Macron (30,19%), qui s’y était largement imposé il y a cinq ans. Marine Le Pen arrive en troisième position avec 12,96% des voix, un niveau légèrement supérieur à son score de 2017.

Dans les bastions de droite comme Versailles (33,05%), Maisons-Laffitte (42,19%) dans les Yvelines, Boulogne-Billancourt (45,62%) et Marne-la-Coquette (45,98%) dans les Hauts-de-Seine, Emmanuel Macron est arrivé en tête, loin devant Valérie Pécresse.

À l’exception des départements des Yvelines, des Hauts-de-Seine et de Paris remportés par le président sortant, le leader de la France insoumise est arrivé en première position dans les cinq autres départements de la région parisienne. La présidente de la région et candidate LR, Valérie Pécresse, a atteint les 6,20%.

Dans son département des Yvelines, elle a à peine dépassé 8%, tandis que dans ses fiefs de Vélizy-Villacoublay et de Versailles, elle a atteint à peine 11% et 14%. Dans les quartiers populaires du département, comme Trappes ou Mantes-la-Jolie, Jean-Luc Mélenchon l’a largement emporté.
À Paris, Emmanuel Macron est arrivé en tête (35,33%) et a remporté 13 arrondissements dont les beaux quartiers historiquement à droite. Dans ces anciens bastions de la droite, Éric Zemmour (8,16%) est arrivé deuxième dans les VIIe, VIIIe et XVIe arrondissements, où il a même atteint 17,48%. Jamais dans la capitale un candidat d’extrême droite n’avait atteint ce score.

Comme en 2017, Mélenchon (30,09%) a gagné les XIXe et XXe arrondissement, mais également cinq nouveaux arrondissements. La maire de Paris, Anne Hidalgo est arrivée en septième position dans la capitale avec 2,17%, un score un peu plus élevé qu’au niveau national.

 

 

 

En Seine-et-Marne, le département le plus rural de l’Île-de-France, Jean-Luc Mélenchon est arrivé également en première position avec 25,86%, juste devant Emmanuel Macron (25%) et Marine Le Pen (23,57%).

Dans le Val-de-Marne, l’ancienne « banlieue rouge », perdue par les communistes lors des dernières élections départementales, a profité sans surprise au candidat de la France insoumise (32,67%), devant Emmanuel Macron (29,10%). Jean-Luc Mélenchon s’est imposé largement dans des villes communistes comme Vitry ou Ivry-sur-Seine.

Dans le Val-d’Oise, le candidat de la France Insoumise est arrivé également en tête, avec 33,17% des voix. En Essonne, il a devancé de peu Emmanuel Macron (28,09% contre 27,66%).
Enfin, contrairement à 2012 et 2017, le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, n’est pas arrivé en première position à Yerres (Essonne) dont il est député-maire. Il n’est arrivé qu’à la quatrième place, avec 10,81%.

Auvergne-Rhône-Alpes

En pointant en première place dans neuf des douze départements de la deuxième région de France, Emmanuel Macron a nettement amélioré sa performance de 2017 (six départements sur douze), raflant notamment l’Ain et la Haute-Savoie – départements votant habituellement à droite -, alors que Marine Le Pen ne s’est imposée que dans trois d’entre eux contre quatre en 2017.
Le président sortant a cumulé sur l’ensemble de la région 27,75% des voix, en progression de plus de trois points par rapport à 2017, contre 22,28% à Marine Le Pen et 21,20% à Jean-Luc Mélenchon, qui ont amélioré leur score, eux, de deux points.

Très loin des plus de 20% de François Fillon en 2017, Valérie Pécresse n’a obtenu que 5,15% des suffrages dans la région présidée par Laurent Wauquiez. Au Puy-en Velay, fief de l’ex-président de LR, la candidate n’a par exemple obtenu que 7,02% des voix, très loin derrière Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, qui y ont dépassé les 25%.

À Lyon, berceau de son mouvement, Emmanuel Macron est arrivé en tête avec un score similaire à 2017 (31,84%), mais cette fois il a devancé de peu Jean-Luc Mélenchon (31,06), qui en 2017 avait été dépassé par François Fillon. Les deux candidats ont distancé Marine Le Pen d’une vingtaine de points (8,97%).

À Grenoble, c’est le leader insoumis qui s’est hissé largement en tête devant Emmanuel Macron avec 38,94% des voix, soit 10 points de plus qu’en 2017, contre 25,3 au président sortant. Dans ces deux grandes villes écologistes, Yannick Jadot n’a obtenu que 7,67 et 8,95% des suffrages.
Dans de nombreuses zones urbaines de la région, le fait notable a été la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon. Dans des communes traditionnellement à gauche de l’agglomération lyonnaise telles que Vaulx-en-Velin ou Vénissieux, il est arrivé largement en tête, avoisinant les 50% des suffrages, soit encore mieux qu’en 2017. Mais cette année, il aussi pointé en tête dans des communes LR comme Bron ou Rillieux-la-Pape ou PS comme Villeurbanne, où le président sortant s’était imposé en 2017.

Au total, le leader de la France insoumise est parvenu au premier rang dans sept des douze préfectures de la région (Valence, Chambéry, Le Puy-en-Velay, Grenoble, Clermont-Ferrand, Privas, Saint-Etienne), alors qu’il devançait ses adversaires dans seulement deux d’entre elles en 2017. Dans la région, si l’abstention a légèrement progressé, avec 22,11% d’électeurs ne s’étant pas déplacés contre 20,67% en 2017, la fréquentation des urnes a été supérieure à la moyenne nationale.

Occitanie

Dans cette région, Marine Le Pen (24,62%) est arrivée devant Emmanuel Macron (23,48%), renforçant encore son emprise sur la façade méditerranéenne et dans les campagnes, alors que Jean-Luc Mélenchon (22,42%) s’est placé largement en tête à Toulouse et Montpellier.
La candidate du Rassemblement national a obtenu son meilleur résultat dans les Pyrénées-Orientales (32,7%), département où le RN Louis Aliot a conquis la mairie de Perpignan en 2020. Elle a frôlé la barre des 30% dans le Gard, le Tarn-et-Garonne, et l’a dépassée dans l’Aude. À Carmaux (Tarn), berceau du socialisme ouvrier sous la figure tutélaire de Jean Jaurès, la candidate RN est arrivée en tête avec 27,24%, une première.

Dans une moindre mesure, le chef de l’État s’est lui aussi renforcé dans cette région où les candidats de la gauche réalisaient avant 2017 des scores élevés. Comme Marine Le Pen, il a viré en tête dans six départements sur 13. À Prades, ville des Pyrénées-Orientales et fief du Premier ministre, Jean Castex, le chef de l’État est arrivé au troisième rang (21%) derrière Jean-Luc Mélenchon (27%) et Marine Le Pen (25%).

Seuls les électeurs d’Ariège – un département où les deux députés appartiennent à la France insoumise – ont placé Jean-Luc Mélenchon devant Emmanuel Macron et Marine Le Pen, comme en 2017. Comme il y a cinq ans, les deux principales métropoles régionales ont aussi plébiscité le candidat de la France insoumise. À Toulouse, il a rassemblé 37% des voix (29 en 2017) et a atteint 40,7% à Montpellier (31,5 en 2017).

Éric Zemmour a quant à lui rassemblé 7,86% des voix dans cette région de 6 millions d’habitants, résultat de la fusion de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Jean Lassalle a totalisé 5,6% des votes. Des dizaines de villages ruraux ou de montagne l’ont plébiscité, avec parfois plus de 40% des suffrages.

Alors que le PS contrôle la région et tous les exécutifs départementaux sauf celui de l’Aveyron, la candidate socialiste Anne Hidalgo n’a recueilli que 2,33% des suffrages en Occitanie. Réélue en 2021 présidente de la région avec 58% des voix, Carole Delga a promis d’oeuvrer au rassemblement de la gauche que nous réussissons partout dans les villes, les départements et les régions.

Centre-Val de Loire

La région a largement renouvelé sa confiance à Emmanuel Macron (28,53%), devant la candidate RN Marine Le Pen (25,86%), qui a fait elle aussi un meilleur score que sur le plan national. Le président sortant a même fait un bond par rapport au premier tour de 2017 (22,68%), bien mieux que sa principale adversaire, qui, elle se contente d’une moindre amélioration de son score (23,08%).
Le troisième homme du scrutin, Jean-Luc Mélenchon a recueilli 18,68% des suffrages. Surtout il a obtenu des scores inédits dans les deux métropoles ligériennes, Orléans et Tours.
Dans la capitale régionale, le candidat des Insoumis a enregistré 28,50% des suffrages, juste derrière Emmanuel Macron (30,41%), reléguant Marine Le Pen très loin derrière (12,58%), comme en 2017. La droite de gouvernement, traditionnellement puissante dans la cité johannique s’est effondrée avec une Valérie Pécresse à 5,61%.

À Tours, Jean-Luc Mélenchon (29,91%) a aussi talonné le chef de l’État (30,11%). Tous deux ont de très loin devancé la candidate RN (13,22%), dans un tiercé qui ressemble très largement à celui de 2017. À noter que les Tourangeaux, qui avaient porté l’écologiste Emmanuel Denis à l’hôtel de ville en 2020, n’ont pas plébiscité les Verts : Yannick Jadot n’y a enregistré que 6,29% des voix.
Portés par leurs préfectures, le Loiret et l’Indre-et-Loire ont donc placé le sortant en tête, avec respectivement 28,92% et 30,99%, contre 25,59% et 21,54% pour Marine Le Pen.

Dans les quatre autres départements de la région, plus ruraux, la candidate d’extrême droite a dépassé ou talonné son futur adversaire du second tour. En Eure-et-Loir, comme en 2017, elle a devancé (28,16%) Emmanuel Macron d’une courte tête (27,21%).
Plus au sud, les chiffres sont presque les mêmes. Dans l’Indre, la candidate RN (28,53%) s’est imposée contre le président (26,03%). Idem dans le Cher, avec un coude à coude : 27,89% pour Marine Le Pen et 27,10% pour le chef de l’État. Le résultat y est plus serré, en raison notamment des résultats de Bourges, qui a préféré massivement le sortant (30,98%) ou encore Jean-Luc Mélenchon (23,97%).

Un scénario que l’on retrouve dans le Loir-et-Cher avec les mêmes proportions. Le scrutin est serré entre les deux futurs adversaires du deuxième tour, avec 27,92% pour Macron et 27,77% pour Le Pen. Comme à Bourges, Blois, aussi dirigé par un maire de gauche, a donné sa préférence à Jean-Luc Mélenchon (28,34%) et rejeté l’extrême droite (16,07%).

Nouvelle-Aquitaine

Dans cette région, Emmanuel Macron a pris la tête de neuf départements sur douze dimanche, totalisant 27,63% des voix, contre onze départements et 25,12% en avril 2017. Le président sortant s’est placé confortablement en tête dans les Deux-Sèvres où il a enregistré son plus fort score régional (32,93%), la Vienne, la Gironde, les Landes, la Haute-Vienne, la Charente-Maritime ainsi que les Pyrénées-Atlantiques (27,80%) dont la capitale Pau est le fief de François Bayrou (MoDem), soutien de la première heure. L’écart est plus serré en Charente comme en Corrèze, terre de présidents, où Emmanuel Macron a devancé Marine Le Pen de 1.467 voix.

Avec 22,80%, la leader du Rassemblement national enregistre toujours quelque cinq points d’écart avec le président sortant mais se place en deuxième position au niveau régional. Comme en 2017, elle est première dans le Lot-et-Garonne mais se place également en tête en Creuse et en Dordogne, département qui avait autrefois préféré Jean-Luc Mélenchon au premier tour.
À Tulle, fief de l’ex-président François Hollande, la candidate socialiste Anne Hidalgo a enregistré 3,81% des voix.

Jean-Luc Mélenchon, deuxième sur le podium en 2017, s’est placé cette fois-ci, avec 19,92% des voix, derrière le RN, sauf en Gironde (21,84%) et dans les Pyrénées-Atlantiques (18,94%).
Le député béarnais Jean Lassalle a signé pour sa part de belles performances, à domicile avec 12,02% des voix dans son département et 9,42% dans les Landes voisines.
En revanche, l’anticapitaliste du NPA Philippe Poutou, conseiller municipal d’opposition à Bordeaux, remporte moins de 1% dans sa ville et son département.

Alain Rousset, président PS de la région, a annoncé son « vote de devoir » pour Emmanuel Macron, tout en appelant pour les législatives à « réinventer une social-démocratie, européenne et écologique, décentralisée et républicaine ». Le maire EELV de Bordeaux, Pierre Hurmic, a qualifié le score de son candidat Yannick Jadot de « décevant naturellement et inquiétant », en espérant qu’Emmanuel Macron (33,5% dans la capitale aquitaine) parle au deuxième tour « un peu d’écologie, de climat, de social, de démocratie ».

Bretagne

La région Bretagne a placé largement en tête dimanche soir le président sortant Emmanuel Macron, mais Jean-Luc Mélenchon a fortement mobilisé, notamment dans les villes comme Rennes et Brest, et est arrivé juste devant Marine Le Pen, au coude à coude avec la candidate du RN.
À l’échelle de la région, Emmanuel Macron a obtenu 33%, soit quatre points de plus qu’en 2017 : 32,21% dans le Finistère, 31% dans les Côtes-d’Armor, 32,68% dans le Morbihan et 34,50% en Ille-et-Vilaine. Au niveau régional, Jean-Luc Mélenchon a obtenu 20,65%. Avec 19,5% des suffrages, Marine Le Pen, candidate du RN, a progressé de cinq points par rapport à 2017 (15,3%) et obtenu ses meilleurs scores dans les Côtes-d’Armor (21,8%) et le Morbihan (22,01%).

Dans deux départements, le Finistère et l’Ille-et-Vilaine, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en deuxième position derrière le président sortant. Dans le Finistère, le leader de la France insoumise a recueilli 21,5% devant Marine Le Pen (18,60%).

Dans plusieurs communes, son score a avoisiné les 35%. À Brest, le candidat de la France insoumise a atteint 28,17% (contre 22,8% il y a cinq ans) et est arrivé au coude à coude avec Emmanuel Macron (28,76%). La candidate du PS, Anne Hidalgo, en revanche n’a obtenu que 2,77% dans cette ville dirigée par les socialistes.

En Ille-et-Vilaine, avec un score de 22,2%, Jean-Luc Mélenchon a fait mieux qu’il y a cinq ans (19,70%) et devancé Marine Le Pen de cinq points (17%).

Rennes, dirigée par le PS depuis plus de 40 ans, a placé Jean-Luc Mélenchon largement en tête avec 36,31% des suffrages, devant Emmanuel Macron (29,47%) et Yannick Jadot qui a frôlé les 10%. Marine Le Pen a obtenu 7,29%. Jean-Luc Mélenchon a amélioré son score de plus de dix points par rapport à 2017.

Dans la capitale bretonne, où la maire Nathalie Appéré faisait partie de l’équipe de campagne, la socialiste Anne Hidalgo a atteint 3%, un résultat supérieur à son score national.

Dans les quatre départements, c’est Yannick Jadot qui est arrivé en quatrième position avec des scores allant de 5,28% à 7,14%. La candidate LR, Valérie Pécresse, n’a pas dépassé les 5% et Anne Hidalgo (PS) a oscillé entre 1,77% et 2,4%.

Dans les Côtes-d’Armor, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se sont talonnés, avec respectivement 21,79% et 20,26%. Mais le chef-lieu du département, Saint-Brieuc, où Emmanuel Macron est arrivé devant (30,22%), a donné pour la deuxième place un net avantage à Jean-Luc Mélenchon (27,49%) loin devant Marine Le Pen (14,96%).

Scénario semblable dans le Morbihan, où Marine Le Pen a devancé Jean-Luc Mélenchon (22% contre 18%) mais à Vannes, c’est le candidat de la France insoumise (18,23%) qui est arrivé en deuxième position derrière Emmanuel Macron (36,8%). Là où en 2017, François Fillon avait obtenu 27,2%, Valérie Pécresse n’a rassemblé que 7,5% des suffrages.

Pays de la Loire

Emmanuel Macron est arrivé en tête dans les cinq départements des Pays de la Loire, où il a devancé confortablement Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Quatrième du premier tour en 2017 avec 16,62% des voix, la candidate du Rassemblement national a progressé dans tous les départements et rassemblé 20,78% des suffrages. Elle s’est placée cependant loin derrière le président sortant (33,28%). Marine Le Pen réalise son meilleur score dans la Sarthe (27,68%), juste derrière Emmanuel Macron (28,24%) et loin devant Jean-Luc Mélenchon (18,26%). Le candidat de la France insoumise conserve dans la région la troisième place qu’il avait acquise en 2017, avec 19,21% des voix.

Emmanuel Macron est devant dans les cinq départements des Pays de la Loire et arrive premier dans la plupart des grandes villes, comme à Angers, au Mans, à Laval et dans des communes de Loire-Atlantique votant traditionnellement à gauche, comme Saint-Herblain et la cité portuaire de Saint-Nazaire.
À Nantes, Jean-Luc Mélenchon s’arroge la première place (33,11%), devançant Emmanuel Macron (29,64%) et distançant largement le candidat écologiste, Yannick Jadot (9,98%), ainsi que Marine Le Pen (8,13%). La socialiste Anne Hidalgo n’a rassemblé que 2,55% des suffrages dans cette ville dirigée par sa directrice de campagne, Johanna Rolland. La candidate, qui avait reçu le soutien de l’ancien maire de Nantes et ex Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a passé de justesse les 2% dans les Pays de la Loire, score un peu plus élevé qu’au niveau national.

Dans cette région où François Fillon s’était classé deuxième au premier tour en 2017, Valérie Pécresse n’a engrangé que 5,02% des suffrages et s’est placée sixième, derrière Yannick Jadot (6,01%) et Éric Zemmour (5,38%). À Sablé-sur-Sarthe, fief de l’ancien Premier ministre où il avait fait le plein avec plus de 45% des voix, la candidate LR n’a obtenu que 6,59% des suffrages.
Comme Valérie Pécresse, la présidente LR de la région, Christelle Morançais, confortablement élue en juillet lors des régionales, a appelé dans un communiqué diffusé dans la soirée à soutenir « sans ambiguïté » Emmanuel Macron au second tour.

En Vendée, où la droite avait acquis les 17 cantons aux dernières départementales, Emmanuel Macron a récolté 35,64% des suffrages. Il a devancé nettement Marine Le Pen (23,18%) et s’est placé très loin devant Jean-Luc Mélenchon (14,42%). Éric Zemmour, soutenu par le souverainiste Philippe de Villiers, est arrivé quatrième dans le département, avec 6,11% des voix.
Les Pays de la Loire ont enregistré un taux d’abstention de 23,01%, inférieur à la moyenne nationale mais plus élevé qu’en 2017.

Hauts-de-France

Marine Le Pen est arrivée en tête dans les cinq départements de la région, distançant largement Emmanuel Macron en deuxième position. La présidente du Rassemblement national a engrangé 33,36% des voix dans la deuxième région la plus pauvre de France, où elle avait déjà fait son meilleur score au premier tour en 2017 (31,4%). Elle n’a toutefois gagné que 11.907 bulletins de plus qu’alors, avec une abstention régionale à 26,98%.

Le RN a regagné ainsi haut la main le terrain perdu lors des régionales, quand sa liste, menée par Sébastien Chenu avait reculé à 25,65% contre les 42,23% obtenus par Marine Le Pen au précédent scrutin régional.

Avec un score de 25,39%, Emmanuel Macron a ravi, lui, à Jean-Luc Mélenchon sa deuxième place de 2017. C’est dans la Somme, où il avait lancé En Marche en 2016 dans sa ville natale d’Amiens qu’il a enregistré son meilleur résultat (27,76%). Il s’est hissé aussi à 55,78% au Touquet, sa ville d’adoption dans le Pas-de-Calais où il a voté.

Marine Le Pen pour sa part a encore affermi son emprise dans le bassin minier, comme dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), une des trois municipalités frontistes de la région, où son score est monté à 51,32%. Autre place forte, l’Aisne, où le RN a enregistré son plus haut régional (39,27%). Il a aussi creusé son sillon dans le Nord, département le plus peuplé de France, avec 32,28% des voix.

Sur ce terreau historique de la gauche, Jean-Luc Mélenchon s’est imposé en tombeur des socialistes, réalisant son meilleur score régional à 21,95%, porté notamment par un score record à Lille – fief de Martine Aubry – où il a mené le jeu à 40,53%. Au second tour, j’utiliserai le bulletin Macron pour battre l’extrême droite », a réagi la maire et ancienne ministre socialiste.

Normandie

La région présidée par Hervé Morin (les Centristes) a placé Emmanuel Macron en tête du premier tour de l’élection présidentielle avec 29,26% des voix mais Marine Le Pen y a enregistré un score (27,14%) nettement meilleur qu’au niveau national. En 2017, c’est la candidate d’extrême droite qui était arrivée en tête du premier tour (23,93%) devant Emmanuel Macron (22,36%).

Jean-Luc Mélenchon a effectué une percée à Rouen, fief socialiste, où il est arrivé en tête avec 33% des voix, alors qu’il était derrière Emmanuel Macron en 2017, avec 25,92%. Le président de la République est cette fois deuxième (30,10%) dans cette ville préfecture dirigée par le PS Nicolas Mayer-Rossignol, membre de l’équipe de campagne d’Anne Hidalgo.

Au Havre, fief de l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon est aussi arrivé en tête comme en 2017 et a même amélioré son score, avec cette fois 30,17% des voix, devant le président de la République (27,53%) et Marine Le Pen (20,67%). Éric Zemmour est arrivé quatrième avec 4,82% des voix dans cette ville portuaire qui fut communiste pendant trois décennies jusqu’en 1995. Fabien Roussel (PCF) y est arrivé sixième derrière Yannick Jadot mais devant Valérie Pécresse.

En revanche à Dieppe, fief du député PCF Sébastien Jumel qui soutenait Jean-Luc Mélenchon pour ce scrutin, c’est Marine Le Pen qui est arrivée devant avec 27,78% des voix devant Emmanuel Macron (26,42%) et Jean-Luc Mélenchon (22,53%). En 2017, le candidat de la France insoumise y était arrivé en tête avec 26,75% des voix devant Marine Le Pen (24,46%).
Sur l’ensemble du département de la Seine-Maritime, Emmanuel Macron (27,95%) est au coude à coude avec Marine Le Pen (27,65%) devant Jean-Luc Mélenchon (21,17%).
Dans l’ouest de la Normandie traditionnellement plus centriste que l’est, Caen, siège du conseil régional, continue à placer en tête Emmanuel Macron qui a amélioré son score de 2017 avec 32,26% des voix, devant Jean-Luc Mélenchon (28,94%).

L’Eure est le seul département normand où Marine Le Pen est arrivée en tête (32,29%), devant Emmanuel Macron (26,05%). Mais à Évreux c’est Jean-Luc Mélenchon qui est arrivé premier avec 28,60% devant Emmanuel Macron.

L’Orne a placé Emmanuel Macron (30,48%) en tête devant Marine Le Pen (27,69%) alors qu’en 2017 c’est le candidat LR François Fillon qui était devant dans ce département rural avec 24,74% des voix devant Marine Le Pen (23,80%). Jean-Luc Mélenchon y est arrivé troisième avec 15,23% des voix devant Éric Zemmour (5,90%) au coude à coude avec Valérie Pécresse (5,85%).

Grand Est

Avec 29,54 % des voix, Marine Le Pen s’est classée en première position dans la région et réalisé un score légèrement supérieur aux 27,78% qu’elle avait obtenu lors au premier tour de la précédente élection présidentielle. Emmanuel Macron est arrivé en deuxième position, avec 27,28% des suffrages, et a progressé d’environ six points et demi depuis sa candidature de 2017. En réunissant 17,63 % des votes, Jean-Luc Mélenchon est arrivé troisième, progressant de près d’un point par rapport à son résultat du scrutin de 2017. Ce premier tour de la présidentielle a aussi été marqué dans le Grand Est par un nouveau recul de la participation : 73,9% des inscrits se sont déplacés ce dimanche contre 78,68% en 2017.

Alors qu’elle avait réalisé un grand chelem en 2017, Marine Le Pen a viré en tête dans huit des dix départements du Grand Est et s’est fait devancer par Emmanuel Macron dans les deux départements alsaciens. Le président sortant l’a ainsi précédée de cinq points dans le Bas-Rhin et d’une très courte tête (314 voix), dans le Haut-Rhin. Emmanuel Macron a raflé la mise à Metz, Nancy et son agglomération, Reims et Troyes. Marine Le Pen a réalisé des scores plus modestes dans les centres urbains (17% à Metz, 11% à Nancy) mais fait le plein de suffrages dans les zones rurales, comme dans les Ardennes où elle gagne plus de cinq points (à 37,54%), creusant l’écart avec Emmanuel Macron de plus de 14 points.

Jean-Luc Mélenchon a, lui, nettement progressé à Metz, Nancy, Reims et Troyes par rapport au premier tour de 2017. Il a même culminé à 36% des voix à Mulhouse, loin devant Emmanuel Macron (25,15%) et Marine Le Pen (17,76%). Il a surtout créé la surprise à Strasbourg (35,48%), où le candidat écologiste, Yannick Jadot, n’a recueilli que 6,41% des suffrages dans la ville à majorité EELV. Grand perdant, le parti Les Républicains s’est effondré, avec un score pratiquement divisé par cinq par rapport à celui de François Fillon en 2017. Évoquant « un séisme » pour sa « famille politique », Jean Rottner, président de la région Grand Est, a annoncé sur Twitter qu’il votera « Emmanuel Macron au deuxième tour ».

Bourgogne-Franche-Comté

Marine Le Pen est arrivée en tête de ce premier tour dans la région avec 27,35% des suffrages, s’imposant devant Emmanuel Macron dans cinq départements sur huit, soit deux de moins qu’en 2017. La candidate du Rassemblement national (25,09% au premier tour en 2017) a devancé le candidat de La République en marche (21,89% en 2017) qui a obtenu 26,32% des voix dans la région, mais l’écart s’est resserré entre les deux candidats par rapport à 2017. Jean-Luc Mélenchon (18,56%) s’est hissé à la troisième position et Éric Zemmour a terminé quatrième (7,15%).
Marine Le Pen a enregistré plus de 30% des suffrages dans les départements de la Haute-Saône et de l’Yonne, avec environ 10 points d’avance sur son poursuivant. Elle s’est placée également en tête dans le Territoire de Belfort (27,37%), la Nièvre (29%) et le Jura (26,29%).

En revanche, Emmanuel Macron est arrivé en tête en Côte-d’Or (28,56%), comme en 2017, mais également dans le Doubs (27,55%) et en Saône-et-Loire (27,61%). Il avait réservé à Dijon, ville dirigée par le socialiste François Rebsamen, rallié à sa candidature, son premier déplacement de campagne sur le terrain où l’accompagnait aussi le Bourguignon François Patriat, ancien socialiste devenu patron des sénateurs LREM. «L’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen serait une catastrophe non seulement pour notre pays, mais pour l’Europe qui doit faire face à une situation la plus grave qu’elle ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale», a estimé François Rebsamen, appelant « tous les républicains à ne pas banaliser ce danger« . Ville de gauche, Dijon a plébiscité Emmanuel Macron qui engrange 30,01% des suffrages, devant Jean-Luc Mélenchon (27,07%) et Marine Le Pen (15,11%).

À Besançon, l’ancienne capitale franc-comtoise, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête avec 32,31% des voix, devant Emmanuel Macron (27,70%) et Marine Le Pen (13,71%).

La présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, la socialiste Marie-Guite Dufay, a estimé que le président sortant doit donner des gages à tous ceux qui vont faire jouer le sursaut républicain (qu’elle) appelle de (ses) vœux. La participation au premier tour en Bourgogne-Franche-Comté s’est élevée à 77,08%, soit une baisse de deux points par rapport à 2017. En 2017, au deuxième tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron avait finalement renversé la tendance pour arriver devant Marine Le Pen avec 60,48% des voix en Bourgogne-Franche-Comté.

Corse

Marine Le Pen est arrivée largement en tête dimanche soir. Avec 28,58%, elle a devancé Emmanuel Macron de plus de 10 points (18,11%) suivi de Jean-Luc Mélenchon (13,37%) et d’Éric Zemmour (12,80%). En 2017 déjà, Marine Le Pen était arrivée largement en tête dans cette île méditerranéenne de 340.000 habitants avec 27,88% des suffrages exprimés, devant François Fillon (25,52%) et près de 10 points devant Emmanuel Macron (18,48%).

La candidate du Rassemblement national (RN) est arrivée nettement en tête des suffrages dans les deux plus grandes villes corses, avec 30,56% des suffrages à Ajaccio et 29,30% à Bastia contre respectivement 18,99% et 17,51% pour Emmanuel Macron. Le candidat régionaliste Jean Lassalle a quant à lui obtenu 10,41% des suffrages exprimés, près de 7 points de plus que son score national (3%).

Le taux d’abstention, qui a augmenté dans toute la France par rapport à la dernière présidentielle, est également en hausse en Corse, atteignant 37,24%, contre environ 32% au premier tour en 2017. Une hausse qui pourrait s’expliquer par l’appel au boycott de l’élection lancé par les deux partis indépendantistes corses, Core in Fronte et Corsica Libera, toutefois minoritaires à l’Assemblée de Corse.

Face à ces résultats, le chef de l’opposition de droite à l’Assemblée de Corse et maire (Horizons/DVD) d’Ajaccio, Laurent Marcangeli, a indiqué avoir voté Emmanuel Macron au premier tour et compter le faire également au second, « pour que Madame Le Pen ne soit pas présidente de la République ». Le président autonomiste du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, qui a voté à Bastia, ne s’est quant à lui pas exprimé dimanche soir.

En Corse-du-Sud ont fleuri sur des bureaux de vote de Sartène et des villages de Valle-di-Mezzana et Villanova des pochoirs du visage d’Yvan Colonna, dont l’agression mortelle en prison le 2 mars a déclenché des semaines de manifestations émaillées de violences. À Ajaccio, nombre de panneaux électoraux ont été recouverts d’affiches, signées Corsica Libera, à l’effigie d’Yvan Colonna avec la mention « Statu Francese Assassinu » (État français assassin: NDLR).

Outre-mer

– Guadeloupe : Jean-Luc Mélenchon est arrivé largement en tête avec un score de 56,16%. Marine Le Pen est arrivée en deuxième position avec 17,92% des suffrages devant Emmanuel Macron (13,43%).
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Martinique : avec une participation faible (42,68%), Jean-Luc Mélenchon a obtenu 53,10% des suffrages, loin devant Emmanuel Macron (16,30%) et Marine le Pen (13,42%).
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Guyane : Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête avec 50,6% des voix, doublant son score de 2017 (24,7%). Le candidat de la France insoumise était soutenu par la majorité territoriale de Guyane et avait reçu vendredi le soutien de l’ancienne Garde des sceaux, la Guyanaise Christiane Taubira. En seconde place, Marine Le Pen avec 17,66% a enregistré une baisse notable par rapport au premier tour de 2017 (7 points de moins). Emmanuel Macron (14,22%) est arrivé troisième. Comme en 2017, l’abstention a été massive en Guyane à 63,8%, contre 65,65% lors de la précédente présidentielle.
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Saint-Martin : Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête du premier tour avec 35% des suffrages exprimés devant Emmanuel Macron (25%) et Marine le Pen (14,9%).
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Saint-Barthélemy : Emmanuel Macron est arrivé en tête avec 23,81% (629 voix) des suffrages exprimés, suivi par Marine le Pen (22,41%), Éric Zemmour (17,75%) et Jean-Luc Mélenchon (13,17%).
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Saint-Pierre-et-Miquelon : Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête avec 40,91% des suffrages exprimés (1.105 voix), devant Emmanuel Macron (LREM) qui a récolté 19,77% des votes (534 voix), et Marine Le Pen troisième (16,99%).
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Nouvelle-Calédonie : Emmanuel Macron est arrivé en tête avec 40,51%, améliorant son score de près de 28 points comparé à 2017, grâce au soutien de nombreuses personnalités de la droite loyaliste. En deuxième position, Marine le Pen, qui il y a 5 ans avait effectué l’une de ses meilleures performances nationales sur le Caillou, voit fondre son capital de plus de 10 points.
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Wallis-et-Futuna : Emmanuel Macron est arrivé loin devant (39,47%) et a bénéficié du soutien que lui avait donné pendant cette campagne la majorité locale, fraîchement en place. À la différence de la Métropole, c’est Valérie Pécresse, qui s’est placée derrière lui (25,27%) dans ce territoire où l’extrême droite ne fait pas recette.
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Polynésie française : Emmanuel Macron (40,25%) est arrivé largement en tête du premier tour en Polynésie, bénéficiant du soutien du plus puissant parti local, le Tapura du président polynésien Édouard Fritch. La très faible participation (30,87%) s’explique par le manque d’intérêt des Polynésiens pour cette élection et par l’autonomie de cette collectivité, mais aussi par l’appel à l’abstention du principal parti d’opposition, le Tavini de l’ancien président Oscar Temaru.
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Mayotte : Marine Le Pen est arrivée en tête avec 42,67% des suffrages exprimés, un résultat largement supérieur à celui de 2017 (27,19%). Jean-Luc Mélenchon (23,96%) est arrivé en deuxième position devant Emmanuel Macron (16,94%). L’abstention s’est établie à près de 60%, soit 3% de plus qu’en 2017.
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La Réunion : Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête avec 40,26% des suffrages, soit près du double de son score de 2017 (24,53%) où il avait déjà terminé à la première place. Marine Le Pen s’est placée en deuxième position avec 24,73%. Une place qu’elle occupait déjà en 2017 avec 23,46% des voix. Emmanuel Macron a fini troisième à 18,04%, sensiblement à égalité avec son score de 2017.

 

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