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Elections régionales: Jean-Marc Governatori prône une écologie réaliste au service de l’emploi

Jean-Marc Governatori, tête de liste L’écologie au centre, soutenu à la fois par Cap Ecologie, un parti qu’il préside avec Corinne Lepage, ancienne ministre de l’écologie sous Alain Juppé, et le parti animaliste, a présenté le 26 mai 2021, en visio conférence, le programme régional avec à ses côtés, Patrice Miran, ingénieur écologue et ancien premier adjoint de la ville de Vence.

La liste L’écologie au centre a la volonté de souligner d’emblée sa position: «L’écologie n’est pas de gauche mais elle est transversale. L’écologie est avant tout réaliste», a affirmé Jean-Marc Governatori, conseiller municipal à Nice, communautaire à Nice métropole et tête de liste régional.

La question essentielle est pour lui «Il n’est pas question de croissance ou de décroissance mais de mettre en place dès maintenant une activité humaine compatible avec la biosphère dans des objectifs de pleine santé et de plein emploi.»

Un changement de paradigme

Pour évoquer le réalisme du projet, l’élu niçois s’appuie tout d’abord sur la disparition des grandes matières premières (cuivre, pétrole, uranium et zinc) en 2050. Sans être alarmiste, il évoque les périls auxquels est confronté le monde dans les années à venir. «Jamais notre région n’a évolué au cœur d’un monde si dangereux avec outre la disparition à venir des matières premières, les phénomènes climatiques extrêmes (inondations, chaleur excessive, effondrement de la biodiversité, endettement abyssal, situation démographique déséquilibré.»

Pour le co-leader du parti Cap Ecologie, le monde est dominé par une Chine dictatoriale et des multinationales omnipotentes. Aussi, la priorité est pour lui l’autonomie énergétique et alimentaire. Il s’appuie là sur un rapport de la sénatrice centriste du Mouvement radical selon lequel l’autonomie alimentaire serait de -10%. Les grandes villes ont trois jours de réserve alimentaire. Il préconise ainsi une maison des semences. En matière d’autonomie énergétique, il met l’accent sur l’autonomie énergétique. Au-delà du contexte avec 90% du budget de la région contraint et a fortiori une marge de manœuvre de 10%, Jean-Marc Governatori considère que face à ces impasses et ces désastres sanitaires et sociaux, il s’avère indispensable de changer de logiciel, voire de paradigme.

En premier lieu, l’Ecologie au centre met en exergue, avec beaucoup d’acuité, le principe de co-responsabilité. «Nous devons créer les conditions d’une parfaite qualité de vie des populations car nous croyons au principe de co-responsabilité. Les citoyens et les élus sont responsables de ce qui leur arrivent. Il faut cesser de croire que nos malheurs viennent de Bruxelles », estime t-il.

Une large gamme de compétences

Selon l’équipe de Cap Ecologie, le constat est que la région peut être compétente dans un large spectre de domaines. Son poids financier, politique et médiatique lui confert une place majeure. L’incroyable manne financière de 2,5 milliard causée par une gestion calamiteuse de la Covid permet de transformer positivement la région. «La liste constituée seulement de cinq élus et de cent trente citoyens peut apporter quelque chose de nouveau à la collectivité publique», souligne Jean-Marc Governatori. Puis il rajoute fermement : «Nous travaillerons de concert avec ces milliers de citoyens engagés qui œuvrent pour le bien commun.»

Un seul mot d’ordre apparaît pour Cap Ecologie, la qualité de vie des 5 millions d’habitants: «Notre région devient un modèle planétaire. Il y a cinq piliers, à notre sens, l’éducation à la santé, une agriculture omni présente, le système d’échange local, la rénovation énergétique et l’économie circulaire». Et pour Jean-Marc Governatori, qui entend privilégier les petites actions actions comme le renforcement des AMAP, «tout euro dépensé passera par cinq filtres, la concertation avec les décideurs politiques locaux, les citoyens concernés, la création d’emplois, le respect de l’environnement et de la biodiversité et la protection animale.»

Le projet de liste repose avant tout sur un large éventail de propositions concrètes permettant de passer d’une région individualiste à une région coopérative.

Elle met en relief les bienfaits de l’économie circulaire génératrice d’emplois, d’une hausse de pouvoir d’achat et d’une baisse de la pollution. «Notre premier objectif est de développer à outrance les systèmes d’échange locaux pour inciter les personnes à échanger les biens, leurs compétences et leur temps», a explicité Jean-Marc Governatori.

En matière environnementale, il a insisté sur plusieurs points et tout d’abord la nécessité d’adapter les territoires au changement climatique, de créer les conditions pour développer l’utilisation du biocarburant 3e génération à partir de déchets végétaux, d’évaluer l’empreinte écologiste, de réfléchir à instaurer un cadastre marin pour protéger le domaine maritime.

La sécurité des personnes

Autre volet qui lui tient à cœur, conditionner l’aide aux entreprises à l’égalité salariale entre femme et homme mais aussi à un impact nul sur l’environnement, la faune et la flore. Il désire également promouvoir une option végétarienne quotidienne dans la restauration publique et la création d’un label régional pour les restaurants disposant d’une telle option.

Sur le plan de la démocratie participative, il souhaite mettre en place un référendum d’initiative citoyenne, une assemblée générale de citoyens aux côtés de celle des élus. L’enjeu est pour lui d’accompagner toutes les initiatives qui servent le collectif et la conscience Amap, jardins potagers partagés, covoiturage, actions culturelles de proximité, protection animale.

Parmi les nombreuses mesures sur cette liste figure la sécurité des biens et des personnes. «Il y a dans cette région des territoires de non droit, des territoires oubliés de la république. Ce sont des milliers de personnes défavorisées qu subissent les actes de quelques dizaines de délinquants», a estimé le leader de la liste. Face à ce péril de la violence, il préconise la création de trois brigades mobiles spécialisées et formées sur le sujet et notamment de la drogue. Cette brigade comprendrait des policiers, des gendarmes, des magistrats, des psychologues, pour intervenir dans ces zones, procéder aux arrestations et faire passer en comparution immédiate les personnes soupçonnées. «Il s’agit de faire que les délinquants sachent que l’Etat peut reprendre sa place et eux se retrouver en prison éloignés de leur zone de méfait, du jour au lendemain,» a confié l’élu écologiste.

Une kyrielle de propositions

Patrice Miran, ingénieur écologue, élu à Vence, a mis en avant trois idées phares. C’est en premier lieu le calcul de l’empreinte écologiste, la nécessité de ne pas opposer économie et écologie et le travail indispensable avec les communes et les bassins de vie.

La rénovation énergétique, est pour lui un enjeu majeur permettant la création de valeurs avec des milliers d’emplois à la clé. «Nous souhaitons que les acteurs privés agissent dans ce registre», a t-il précisé. Et pour Jean-Marc Governatori, toute construction devra respecter différents critères et passer par le filtre de l’environnement et de la qualité de vie des habitants. «En matière de construction de lycées, nous appliquerons une politique de construction de bâtiment à énergie positive

En matière de transport, Patrice Miran préconise une utilisation accrue des outils numériques. «Malgré les moyens considérables, nous ne constatons pas un changement notable dans les manières de se déplacer. «Nous préconisons ainsi la mise en place d’une plateforme numérique de mobilité durable avec des incitations et la prise en charge d’une partie des frais», confie t-il.

En matière d’urbanisme, Patrice Miran est formel. «Le droit de l’urbanisme n’est pas capable de freiner les zones à urbanisation rapide. Or, ce sont 93% du linéaire côtier qui est urbanisé dans les Alpes Maritimes. Là encore, il faut changer de paradigme.» Il préconise pour cela une indemnisation des propriétaires qui dans les zones soumises, s’engagent à ne pas construire sur une certaine durée.

En conclusion, Jean-Marc Governatori a mis en avant la place d’une liste écologiste indépendante avec la nécessité d’une application des idées écologistes et citoyennes. «Au soir du premier tour, nous serons la seule liste capable de fusionner avec la liste de Renaud Muselier ou celle de Jean-Laurent Félizia. Et pour nous, l’enjeu est de faire appliquer ces idées et aussi de faire perdre la liste de Thierry Mariani véhiculant des idées que nous n’admettons pas.»

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