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Elections régionales: le Rassemblement écologique et social critique sévèrement le bilan de la mandature de Renaud Muselier

En l’absence de Jean-Laurent Félizia, souffrant, Anthony Gonçalvès, candidat aux élections régionales et Capucine Edou, tête de liste pour les Bouches-du-Rhône aux élections régionales, pour le rassemblement écologique et social, ont dressé, lors d’une conférence de presse, dans leur local de campagne, le 28 mai 2021, le bilan de la mandature de Renaud Muselier à la tête de la région Sud depuis 2015. C’est pour les deux membres de l’équipe, un bilan catastrophique.

«Il ne se passe pas une journée sans qu’il se passe quelque chose. Renaud Muselier est constamment à l’œuvre mais il oublie tout le temps d’évoquer son bilan qui s’avère à notre sens catastrophique», a estimé Anthony Gonçalvès, candidat aux élections régionales. Le ton était donné lors de l’évocation du bilan du président sortant par l’un des adversaires.

La région dispose de moyens considérables à sa disposition. «La collectivité publique s’investit dans des sujets multiples et en particulier l’emploi, les transport ou les lycées. Néanmoins les résultats sont loin d’être aussi glorieux que Renaud Muselier le prétend», souligne Capucine Edou, tête de liste pour le département des Bouches-du-Rhône dans le cadre des élections régionales.

La candidate a égrené un certain nombre de résultats peu flatteurs pour le président sortant à savoir un taux de chômage de 8,9% supérieur à la moyenne nationale, un taux de pauvreté des moins de 25 ans, lui-aussi supérieur à la moyenne nationale. En ce qui concerne les logements sociaux, il y a un taux de 16% , alors que la loi SRU oblige à 25% le taux par commune.

Des lycées aux transports

En matière de situation dans les lycées, le constat est alarmant pour Capucine Edou. «La Région a fait le choix de la numérisation des lycées. Nous avons des rats qui passent à travers les classes, des murs qui s’effritent», a t-elle évoqué en faisant référence aux lycées Marseilleveyre à Marseille et Joliot Curie à Aubagne.

Dans le domaines des transports, le constat est similaire, la carte Zou a été multiplié par sept par Renaud Muselier. La région a supprimé plus de 160 trains. Il y a des problèmes de plages horaires, de fréquences. Ce sont les raisons pour lesquelles il y a une préférence de la voiture par rapport au train.

Dans le secteur de la qualité de l’air, c’est la région où elle est la plus mauvaise en France. Ce sont 119 millions d’euros qui ont été alloués pour des projets routiers et autoroutier. «Le résultat est à la fois une pollution de l’air et une aggravation des problèmes de santé inhérents à cela», a t-elle estimé. C’est la région la plus ensoleillée de France et pourtant il y a une grande importation d’énergie. C’est un bilan que Renaud Muselier cache.

La réalité de ces carences a selon eux des conséquences concrètes sur la vie réelle des concitoyens. Renaud Muselier ne souhaite assumer ses responsabilités selon Anthony Gonsalvès en ne participant pas à un débat et en n’exposant pas ainsi son bilan.

Plusieurs secteurs en exergue

Dans le domaine de l’agriculture, le budget n’a pas augmenté et les actions des intermittents sont récurrentes comme à la Criée. Dans le secteur de l’agriculture où la région met en avant 28% de la surface agricole en bio. «C’est très insuffisant, si l’on veut changer la donne. Il faut changer la donne, nous sommes bien en dessous des enjeux», a estimé Capucine Edou.

La région a 22% d’autonomie de production agricole. Or, elle n’et pas capable de créer des circuits pour développer la consommation locale. En matière de lutte contre les pesticides, de nombreux acteurs ont prêts à s’engager et pourtant, il n’y a aucune avancée dans ce domaine.

La région a annoncé qu ‘un million d’arbres sera planté. «Cela représente 05% des émissions de gaz à effet de serre. C’est dérisoire», a estimé Capucine Edou.

En matière de tourisme, les deux candidats ont insisté de revoir la politique qui ne doit pas favoriser un tourisme consumériste mais travailler sur un tourisme durable.

Autre volet, l’état des finances. La dette maîtrisée n’est pas, selon eux, un objectif en soi. Il s’avère nécessaire d’avoir des investissements répondant aux préoccupations des citoyens. Il y a une nécessité d’aller rechercher des financements qui pourront être utilisés en particulier dans le secteur de la formation et de la transition écologique. «Renaud Muselier a fait les choses a minima», considère Anthony Gonçalvès. Et Capucine Edou rajoute: «Aucun lycée n’a été construit pendant cette mandature.»

La sécurité , un enjeu fort

Sur la question de la sécurité qui apparaît majeure pour tous les candidats même si cette compétence régalienne n’est pas une compétence de la région, le sujet est clair pour les deux candidats. «Il est certes nécessaire de protéger les établissements scolaires et les gares mais aux portiques ou à la vidéosurveillance, nous préférons les moyens humains. La présence humaine est la clé. La sécurité est une vraie question. Nous ne désirons pas botter en touche. Nous souhaitons traiter ce sujet en accordant les moyens indispensables», explique Anthony Gonçalves.

Pour les deux candidats, la gestion néolibérale de dossiers comme le ferroviaire et la mise en concurrence des opérateurs, la santé livrée au privé, tout cela combiné à un retrait de l’action dans les quartiers populaires donne l’impression d’un mandat gâché alors que tant de dossiers urgents auraient demandé un traitement à la hauteur des enjeux. «Il faut sortir de cette logique qui enferme la collectivité régionale: manque d’ambition dans les objectifs, manque de volonté pour les atteidre et tendance à se contenter d’affichages, de l’utilisation abusive des outils de communication et que pesonne n’est en position de contester réellement», a confié Anthony Gonçalvès.

Ence qui concerne la menace de l’extrême droite, elle est, selon Capucine Edou, la conséquence directe du bilan de Renaud Muselier. «La gauche n’a pas selon elle disparu en PACA. Il faut établir les conditions pour changer la donne et mettre en place un vrai débat. Il ne faut pas voler le match avant qu’il ne soit joué», a t-elle évoqué en conclusion de son propos.

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