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Jean-Marc Governatori défend à Marseille une écologie de terrain

De passage à Marseille, l’élu niçois, Jean-Marc Governatori, coprésident avec Corinne Lepage de Cap Ecologie, défend une écologie résolument au centre avec un public qui ne se reconnait pas dans les partis traditionnels.

A quelques jours des journées d’été d’EELV qui se dérouleront à Poitiers, Jean-Marc Governatori, conseiller municipal et conseiller communautaire niçois, et également co président de Cap Ecologie, est venu à Marseille rencontrer les médias. Le candidat aux primaires des écologistes a souhaité exprimer son optimisme dans le cadre de ces primaires qui se dérouleront du 16 au 19 pour le premier tour et du 25 au 28 septembre pour le second. «J’ai les moyens de bien m’en tirer en septembre», a t-il confié, auréolé d’un score remarquable de 5,23 % acquis lors des élections régionales.

Face à ses quatre rivaux, Yannick Jadot, député européen EELV, Eric Piolle, le très populaire maire EELV de Grenoble, Sandrine Rousseau, ex numéro 2 du parti EELV et Delphine Batho, présidente de Génération Ecologie, Jean-Marc Governatori entend jouer la carte des réseaux plutôt que celle de la notoriété. «J’ai des atouts dans ma manche. Je suis tout d’abord centriste depuis toujours. Je figure parmi les vingt personnalités politiques du classement effectué par le magazine challenge», précise t-il fièrement. Il ne veut pas d’un second tour déjà ancré dans l’esprit avec un duel Macron Le Pen. «La France est de droite. Il faut extirper l’écologie de la gauche avec des candidats qui souhaitent un rassemblement de la gauche. Je veux pour ma part rassembler tous les écologistes. C’est ainsi que l’on gagnera en 2022.»

Le coprésident de Cap Ecologie a assuré que l’écologie doit être extirpée de la gauche. «Si ce n’est pas le cas, c’est le suicide. Nous aurions ainsi une écologie hémiplégique, avec un seul côté» souligne t-il. Or l’écologie de terrain ne se reconnait pas selon lui dans les partis traditionnels. «A ce jours, hormis EELV, jamais une liste écologique n’avait dépassé les 5%; j’ai réussi à le faire pour ces élections régionales et je serai en mesure d’affronter les autres candidats lors des élections», a t-il évoqué.

Pour autant, l’élu niçois a signé une charte avec les quatre autres prétendants. «Si je suis battu, je soutiendrai le vainqueur comme d’ailleurs tous les autres candidats à cette primaire», tient à rappeler l’élu niçois vêtu d’une veste en lin verte. Il met en avant la loyauté comme une de ces vertus majeurs. «Je suis comme Renaud Muselier, un homme honnête et de parole. Je suis sûr que Renaud Muselier appliquera ses engagements exprimés lors de l’entre deux tours.»

Jean-Marc Governatori plaide pour une autre politique axée sur des valeurs de respect et de responsabilité. Il s’érige contre les déplacements automobiles. «C’est un non sens de prendre la voiture pour effectuer un kilomètre. Savez vous qu’il y a 1,4 personnes par véhicule. On dit souvent que c’est la faute à Bruxelles. C’est à chaque citoyen de prendre ses responsabilités», estime t-il. Même crédo pour la viande. «Il faut réduire la consommation de viande. C’est indispensable pour tout un chacun.» Constat similaire pour la vaccination qui est une des solutions mais pas la solution car la politique consiste selon lui à agir et à faire de la pédagogie.

L’enjeu est de faire de l’éducation à la santé qui est l’un des axes majeurs de son projet de société qu’il entend expliciter lors des rencontres avec les médias et lors des débats dans les grands médias nationaux. Avec son projet, il se positionne d’une manière différente de ses adversaires et démontre qu’il n’y a pas de dépendance par rapport à l’argent. Autre volet, les systèmes d’échanges locaux qui permettent de créer du lien social. Il a mis en exergue les atouts de l’économie circulaire. Il prône enfin pour la création de potagers partout où cela s’avère possible. «Nous importons 50 % de fruits et de légumes. La sénatrice Françoise Laborde avait fait un rapport sur ce sujet qui a été mis à la trappe. Nous devons avoir une société moins dépendante à l’argent.»

Jean-Marc Governatori qui a choisi de silloner la France pour rencontrer les médias dans les gares se prive pourtant de rencontres avec la population. «Le contexte sanitaire ne permet pas d’organiser des rencontres mais j’échangerai avec la population sur les réseaux sociaux. Je suis soutenu par des comités locaux dont dix dans les Bouches-du-Rhône», a t-il évoqué avant de continuer son périple qui passera aujourd’hui par Nimes et l’Occitanie.

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