Le magazine de la vie politique

Photo - Jean Marc Governatori

Jean-Marc Governatori, la fibre écologique

Le niçois Jean-Marc Governatori qui a, pendant vingt ans, dirigé un groupe avec plusieurs enseignes dans l’équipement de maison, principalement dans les Alpes Maritimes, est un militant écologiste très actif. Depuis dix neuf ans, il se consacre désormais pleinement à l’action politique et assure aux côtés de Ghislain Wisocinsky et la députée Caroline Roose, le secrétariat général de l’Alliance écologiste indépendante. Lors des dernières élections municipales, il a été élu conseiller municipal de Nice et conseiller communautaire de Nice Métropole.

Depuis tout jeune, Jean Marc Governatori nourrissait l’amour des relations humaines et la volonté de préserver l’environnement. Ecologiste précoce, il s’est adonné très jeune à la lecture de la philosophie, de Confucius à Bouddha. Né en 1958, d’un père menuisier d’origine italienne et d’une mère niçoise, femme au foyer, le jeune homme, fait, après son bac, l’École supérieure de commerce de Nice. « J’ai même fait mon premier stage dans une entreprise de fabrication de panneaux solaires », confie t-il. C’est en 1981 qu’il se lance de l’aventure de la création d’entreprise en ouvrant son premier magasin Fly en franchise.

En vingt ans d’activité, il fera l’acquisition de trente quatre magasins. « La quasi totalité des magasins étaient dans les Alpes Maritimes, excepté deux dans le Vaucluse », explique le dirigeant à la tête d’un groupe de 400 salariés. Son souci d’efficacité est d’ailleurs légitimement récompensé en 1997 par Jean-Pierre Raffarin, alors Ministre des PME qui lui décerne le Trophée de l’Emploi. A cette récompense, se rajoute celle de meilleur gestionnaire de France obtenue à deux reprises en 1991 et en 1997. Jean-Marc Governatori décide alors, le 30 septembre 2000, après vingt ans d’investissement dans ce groupe, de se consacrer pleinement à l’action politique.

Le militant d’une société responsable

Pendant plusieurs années, il tentera pourtant de développer des actions en corollaire. Il créé tout d’abord en 1995 la fédération Agissons à vocation humanitaire et écologique. Il devient en 1998 délégué de SOS Sahel. « Je me suis rapidement rendu compte des limites de l’action associative, belle mais peu efficace », estime-t-il.

Il décide alors d’embrasser pleinement l’action politique en créant en 2004 un mouvement appelé « La France d’en bas » qui deviendra, cinq ans après, l’Alliance écologiste indépendante. « Cela fait suite à un vote du conseil national qui a souhaité donner un nom avec une appellation clairement écologique », précise t-il. Son ambition est d’être un parti de gouvernement. Aujourd’hui, avec plus de mille membres actifs, ce mouvement qui a fêté cette année ses seize ans a pour ambition d’être présent à toutes les échéances électorales. « Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche mais totalement indépendants », souligne Jean-Marc Governatori, qui en assure le secrétariat général aux côtés de Ghislain Wisocinsky et de Caroline Roose, député européenne. « Il y a en fait peu d’élus car le paysage politique de ce secteur est dominé par le Parti Europe Ecologie les Verts », confie t-il. C’est d’ailleurs avec ce parti, fort de 14% aux élections européennes, dont il était le délégué végétarien, que le parti travaille en coopération et a noué un accord en 2018.

Aux élections régionales de 2015, le mouvement qui avait réalisé le score de 4,05% avait plaidé comme toutes les autres listes pour celle de Christian Estrosi pour faire barrage FN. À noter que dans ces élections, les Verts associés au parti de Mélenchon, avait réalisé 6%. Pour les élections municipales, il a présenté des listes d’union avec les trois autres partis à savoir Europe Ecologie les Verts, Génération Ecologie et Cap 21. Avec 14 livres à son actif dont trois préfacés par Albert Jaquart, il milite pour une société plus responsable et compatible avec la nature. Il est d’ailleurs conférencier sur l’écologie, la santé et le “vouloir d’achat”. Il y a, selon lui, une véritable prise de conscience de la population. « Nous sommes dans une société consumériste et productiviste qui ne fabrique qu’une impasse financière et sanitaire », considère-t-il. Il faut à son sens se remettre en question car il en va de la survie de l’espèce humaine. Son projet pour la région a été en partie dévoilé par sa tribune paru dans la presse, concernant sa fameuse société sans dépendance à l’argent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles récents
A la Une

Un rassemblement extraordinaire du monde du numérique au sommet de la cité phocéenne

La sixième édition de la soirée du Grand Opening organisée par l’association Medinsoft sous l’égide de Stéphanie Ragu, sa présidente, et de son équipe très …

Lire la suite →
A la Une

Alliance Villes Emploi veut peser dans le débat des présidentielles

Insertion, territorialisation, commande publique responsable et transition écologique sont les quatre axes de travail sur lesquels les élus du réseau des collectivités impliquées dans l’insertion, …

Lire la suite →
Actualités

La relance économique, c’est parti avec la région Sud !

François De Canson, Vice-Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur en charge du Développement économique, de l’Attractivité, du Tourisme et de la Prévention des risques majeurs, …

Lire la suite →