Le magazine de la vie politique

DSCN5089

Jean-Pierre Serrus, un élu viscéralement attaché à sa commune et à sa région

Diplômé de l’Ecole centrale à Marseille, Jean-Pierre Serrus est ingénieur spécialisé en génie thermique et climatique. Depuis 2014, il est maire de la charmante commune de La Roque-d’Anthéron et assume depuis juin 2021 la vice-présidence de la région avec la délégation transport et mobilité.

Né en 1960 à Aix-en-Provence, d’une mère infirmière et d’un père médecin qui a installé en 1963 son cabinet médical à La Roque-d’Anthéron, Jean-Pierre Serrus a naturellement ses attaches dans cette commune pittoresque connue mondialement pour son festival international de piano. «J’y ai tout d’abord passé mon enfance à l’école primaire puis j’ai été au collège à Mallemort et enfin au lycée à Salon-de-Provence», confie t-il.

Une carrière d’ingénieur

C’est à Marseille au lycée Thiers qu’il poursuivra ses études avec Math Sup et Spe. «J’ai intégré ensuite l’ESIM qui est devenue par la suite l’Ecole Centrale qui était à l’avant-garde, il y a quarante ans, avec une option en 1982 sur l’architecture bioclimatique», précise Jean-Pierre Serrus qui devient diplômé en 1984 avec une double spécialisation en génie thermique et climatique.

Il mène une carrière d’ingénieur spécialisé dans l’installation de système thermique au sein de l’entreprise Sulzer: «Cette mission m’a amené à réaliser la réfection du système climatique au service réanimation de La Timone puis à œuvrer à Cometherm, filiale de la Compagnie Générale des Eaux, dans l’exploitation thermique». Virage total en 1992 avec l’intégration dans le groupe Decaux à Paris. «J’ai assumé différentes responsabilités en France, à Paris puis à Rome pendant deux ans. J’ai été directeur adjoint d’exploitation, directeur général de produits, directeur général d’Avenir publicité et administrateur de la filière italienne», relate t-il avec nostalgie.

Il quitte le groupe de mobilier urbain en 2003 pour créer sa propre entité appelée Optimétrie avec trois métiers complémentaires liés à la rénovation thermique, la performance énergétique ou encore l’accès aux bâtiments des personnes handicapées.

Il dispose de trois entités, Accès métrie, un bureau d’étude construction de bâtiment pour l’amélioration de l’accès de personnes handicapées, AD3E, un bureau de conseil en performance énergétique et enfin Ingémétrie, un bureau d’étude destiné à la maîtrise d’œuvre pour la rénovation et la réhabilitation de bâtiments existants.Le groupe dont le siège est à La Roque-d’Anthéron est présent également à Paris, Lyon et Bordeaux et dispose d’un effectif de soixante dix collaborateurs.

Désirant ardemment s’investir pour son village de 5600 habitants, il s’engage à la tête d’une liste en 2008 et échoue de peu avec 49,65% des voix. «J’ai ainsi commencé dans l’opposition et j’ai souhaité m’engager à nouveau sur une liste sans étiquette «Esprit village» avec la seule volonté d’œuvrer pour ma commune», confie t-il. Elu en 2014 avec 62% des voix, il mène avec son équipe, une politique de centre droit, libérale sur le plan économique, tout en s’attachant à la solidarité et à la cohésion sociale.

Il est engagé en 2016 aux côtés de son ami Bruno Lemaire dans le cadre des primaires et décide dès 2017 de soutenir Emmanuel Macron. «J’ai désiré m’investir dans la majorité présidentielle. Aussi, je suis rentré à LREM le 1er janvier 2018», avoue t-il.

L’enjeu de la mobilité

Métropolitain convaincu, il constate pourtant que les institutions sont décalées par rapport à ce que vivent les citoyens. «Jean Claude Gaudin m’avait confié une vice-présidence essentielle, celle des transports et nous avons pu voter en moins de neuf mois l’agenda de la mobilité métropolitaine», se félicite t-il. Cette action préfigure le plan de déplacement urbain qui a pour but d’améliorer la mobilité sur le territoire.

Lorsque Jean Claude Gaudin quitte la métropole, il est contraint de laisser cette fonction mais il s’estime heureux d’avoir contribué à créer le groupe centriste, écologiste, et métropolitain aux côtés de Christian Amiraty, maire de Gignac-la-Nerthe et d’Amapola Ventron, maire de Cabriès au sein de la métropole.

Il s’investit en mai 2021 aux élections régionales sur la liste de Renaud Muselier en tant que représentant de la majorité présidentielle. «Après le succès en juin 2021, Renaud Muselier me confie la 13e vice-présidence avec la délégation transport et mobilité durable.»

Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Pour Jean-Pierre Serrus, heureux de s’atteler à cette tâche à une échelle plus large, les projets d’envergure ne manquent pas, de la Ligne Nouvelle Côte d’Azur aux projets de gare souterraine à Marseille et à Nice. «J’aime beaucoup m’engager sur des politiques de grands projets de territoire.»

Une commune en fort essor

Pour autant, il est fier de s’investir pour le village qu’il adore avec un esprit toujours constructif. «La Roque-d’Anthéron est une commune active sur le plan économique avec quarante entreprises et 1900 emplois, culturel avec le festival international de piano, festif avec le festival de country et associatif avec un tissu très dense», souligne t-il.

Située à égale distance d’Aix-en-Provence, de Pertuis et de Salon de Provence, la commune de La Roque d’Anthéron est une commue très active également sur le plan agricole. Elle a mis en place une politique d’agriculture raisonnée avec de l’irrigation et de l’élevage. (Voir tiroir)

Sur le plan médical, elle dispose de plusieurs professionnels de santé, d’un centre médico-social et deux cliniques.

Elle dispose de nombreux atouts avec notamment un parc de loisirs dédié aux contes de Grimm qui est devenu un parc à thème attirant quelque 100 000 visiteurs par an.

Son objectif est de favoriser un parfait équilibre entre le développement de l’habitat et de l’activité professionnelle. «Nous mettons en œuvre quatre axes, la transition écologique, la cohésion sociale, la participation citoyenne et la tranquillité publique et nous les déclinons avec des équipements et des événements», précise cet édile passionné.

Jean-Pierre Serrus estime que ces deux activités d’entrepreneur et d’élu tant à la ville qu’à la région s’appuient avant tout sur un travail d’équipe et sur une volonté de vivre mieux sur ce territoire auquel il profondément attaché et qu’il chérit.

Un projet alimentaire

La municipalité, pour son mandat 2020-2026, s’est fixé un cap ambitieux d’évolution de la restauration scolaire : proposer un service de qualité aux écoliers reposant à la fois sur un approvisionnement local, une cuisine fait-maison à partir de produits frais et la mise en place d’une pédagogie de l’alimentation.

Avec ces objectif, la municipalité a réalisé un diagnostic alimentaire. Celui-ci a montré qu’un approvisionnement hyper-local de la cantine ne serait possible qu’après une redynamisation du maraîchage rocassier. Il faut initier un cercle vertueux : en privilégiant un approvisionnement local, de saison et biologique, on incite de nouveaux agriculteurs à s’installer dans le village. Sur ces constats, la municipalité a choisi d’entreprendre une transformation en profondeur du paysage alimentaire rocassier : notre projet alimentaire territorial, centré sur la restauration collective, est né. Il se déploie en 3 volets : restauration collective, agriculture et reconnexion à l’alimentation. Deux établissements dépendant de la mairie proposent un service de restauration collective : la cantine scolaire et l’Oustaou. Tous deux servent déjà des plats cuisinés sur place. Pour en améliorer la qualité, leur approvisionnement va évoluer en 2021 vers plus de produits locaux (d’origine PACA), et de saison, et vers davantage de bio et de frais. Les équipes des deux cuisines vont suivre une formation pour adapter leurs pratiques et valoriser au mieux ces produits. Un travail sera également mené sur le gaspillage alimentaire auprès des écoliers, auquel s’associeront les équipes d’encadrement pédagogique.

Cultivés il y a encore une trentaine d’années, de nombreux champs sont aujourd’hui en friche. L’objectif est de les remettre à disposition des agriculteurs et de favoriser l’installation de nouveaux exploitants. Pour cela, une collaboration est lancée avec la Chambre d’agriculture, la Safer en Paca (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) et l’Adear 13 (Association pour le développement de l’emploi agricole et rural). Un appel à projet est en préparation afin de recruter des candidats à l’installation.

Pour rapprocher les agriculteurs du reste des habitants, une vente réservée aux producteurs du village a été créée: elle a lieu tous les samedis matin sur la Place de la Vierge et accueille désormais jusqu’à cinq stands. Toujours dans l’idée de reconnexion à la terre, pour permettre à ceux qui le souhaitent d’être davantage acteurs de leur alimentation, des jardins partagés biologiques seront créés en 2021 et viendront compléter ceux de Croq’Jardin.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Articles récents
A la Une

La 5e édition du salon des maires à Salon-de-Provence

Les 119 maires et des élus locaux des Bouches-du-Rhône ont rendez-vous le jeudi 29 septembre de 9h à 17h30 à l’espace Charles Trenet de Salon-de-Provence …

Lire la suite →
A la Une

Les maires sont invités à participer à la Journée nationale citoyenneté et fraternité du 15 octobre 2022

L’Observatoire national de l’action sociale et une cinquantaine de partenaires, dont sept associations d’élus, invitent les élus et les associations à rejoindre leur mouvement de …

Lire la suite →
A la Une

Approvisionnement en électricité : un décret donne le feu vert à une reprise d’activité des centrales à charbon

C’était l’une des mesures de la fameuse loi pouvoir d’achat pour répondre à un besoin exceptionnel lié à un contexte non prévisible, eu égard à …

Lire la suite →