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Photo AG BP MED - Philippe Henri

La Banque Populaire Méditerranée a su résister intelligemment face à l’ampleur de la crise

Suite à l’assemblée générale annuelle qui s’est tenue le 26 avril 2021, la Banque Populaire Méditerranée a souhaité faire un point avec la presse sur le contexte économique et la situation de la banque. L’année 2020 a été marquée par une crise sanitaire inédite qui a complètement bouleversé son activité et l’a contrainte, en fait, dès le premier confinement, à adapter l’organisation avec deux priorités : préserver la santé de ses salariés et être aux côtés de ses clients. Explications.

L’année 2020, qui débutait sur une dynamique commerciale favorable, a été impactée par les effets de la crise sanitaire et des deux confinements successifs qui en ont découlé. Dans ce contexte économique dégradé, la Banque Populaire Méditerranée a pleinement tenu son rôle d’opérateur, tout en soutenant l’économie de son territoire et en préservant la sécurité de ses collaborateurs. L’accueil et l’accompagnement des clients sont restés une priorité tout au long de la crise.

Une continuité assurée

Dès l’annonce par le Gouvernement du premier confinement, le 17 mars 2020, le plan de continuité d’activité de la Banque Populaire Méditerranée s’est mis en place afin d’assurer la présence auprès de ses clients. Ce ne sont pas moins de neuf cellules de crise qui ont été créées dont une entièrement dédiée à nos clients afin de veiller à ce qu’ils aient le bon partenaire à leur côté.

Afin d’assurer la santé et la sécurité de ses collaborateurs et clients, la Banque Populaire Méditerranée a, dès la mi-mars, effectué des livraisons de produits sanitaires vers les agences et les sites centraux (gel hydroalcoolique et gants, puis lingettes désinfectantes à partir de la mi-avril) tout en priorisant les gestes barrières. «Pour permettre de recevoir nos clients dans les meilleurs conditions nous avons poursuivi la poursuite du plan de rénovation de 35 de nos agences», a précisé Philippe Henri, son président.

La pandémie de la Covid-19 a bouleversé l’économie, les mesures de restrictions visant à endiguer la propagation de l’épidémie ayant particulièrement affecté les activités de services. Dans ce contexte dégradé, les services marchands (43,1% des effectifs salariés totaux de la région PACA) ont été davantage touchés que la moyenne nationale en mars comme en avril. «Le rebond que nous avons connu de mai à août a été d’ampleur comparable à celui au niveau national» a explique Sabine Calba, nouvelle directrice générale qui a succédé à Christophe Bosson, artisan de la fusion quia mobilisé les énergies et harmoniser les process pour bâtir une grande banque régionale.

A partir de septembre, l’indicateur du climat des affaires est reparti plus fortement à la baisse en région PACA. Impactée par les différentes mesures de confinement, de couvre-feu et de distanciation sociale, l’activité s’est stabilisée fin 2020 à un niveau très inférieur à son niveau normal de longue période (-19 points).

Une accroissement sensible des créations

Malgré la pandémie, la région a connu une progression sensible du nombre de créations d’entreprises en 2020 (3,2 % contre 4 % pour la France entière, y compris micro- entrepreneurs). En parallèle, les défaillances d’entreprises de la région ont diminué sur un an de 25% au 3ème trimestre 2020, mais de manière moins forte qu’au niveau national (- 31 %). Cette baisse paradoxale s’explique largement par l’ampleur du soutien public aux entreprises.

Ainsi pour la région Sud, 71 000 entreprises ont obtenu des PGE, représentant 11 milliards d’euros répartis principalement entre les secteurs du Commerce (24% des montants), du Transport-Entreposage (14%) et de l’Hébergement-Restauration (10%). Le Fonds de Solidarité (à destination des TPE, micro-entrepreneurs, indépendants et professions libérales) a bénéficié à plus de 205 000 entreprises, pour un total de 1,6 milliard d’euros, soutenant les secteurs de l’Hébergement-Restauration (28% des montants) et du Commerce (16 %).

Deux secteurs touchés

Compte tenu de son profil économique très orienté vers les services, avec une part importante d’activités touristiques et de loisirs, le territoire de la banque a été plus durement impacté par la crise sanitaire que la moyenne nationale mais sans remise en cause de son tissu productif qui a été soutenu et largement préservé par les dispositifs d’aides publiques.

Le secteur de l’hébergement et de la restauration a été parmi les plus durement touchés par les mesures de lutte contre la pandémie. Le nombre de nuitées hôtelières réservées en France métropolitaine s’est établi à 33,8 millions durant la saison estivale 2020, chutant de 30% par rapport à l’année précédente. Les hôtels situés en région Provence-Alpes- Côte d’Azur ont enregistré une baisse de 13% de leur fréquentation sur cette même période.

En Corse, les nuitées d’hôtel de l’été 2020 se sont inscrites en retrait de 24 % par rapport à la précédente période estivale. Cette baisse s’explique essentiellement par les moindres réservations des non-résidents (-67%) ainsi que par la baisse de la fréquentation touristique.

Baisse des mises en chantier

L’activité dans le secteur de l’industrie en région PACA (9,2% des effectifs salariés totaux) a mieux résisté qu’au niveau national lors du premier confinement.Toutefois, malgré une amélioration progressive et continue de juin à décembre, le niveau de l’activité régionale reste encore inférieur de 7 points à son niveau normal.

Les mises en chantier cumulées sur 12 mois en région PACA ont reculé de 11% sur un an à fin 2020, se décomposant entre une baisse de 16 % pour les maisons individuelles et de 9,5 % pour le logement collectif. Comme lors des deux dernières années, la tendance baissière a été plus marquée en 2020 dans cette région qu’en moyenne en France (-7%). En élargissant à l’ensemble du territoire de la banque, le nombre de mises en chantier cumulées sur 12 mois a diminué de 8,3 % en 2020.

L’année 2020 a été marquée en France par la résistance des volumes de transactions dans le logement ancien. Après le record historique enregistré fin 2019 à 1 067 000 opérations annuelles, leur nombre est resté à un niveau proche du million à fin 2020, soit un recul annuel de 5 %. Les ventes immobilières dans l’ancien sur le territoire de la Banque Populaire Méditerranée ont connu une baisse à peine plus marquée qu’au niveau national, allant de – 2 % dans le Gard à – 10 % pour la Corse.

Les montants de droits de mutation revenant aux collectivités locales ont certes reflué mais se sont maintenus à des niveaux supérieurs à ceux de 2018. Ils ont été soutenus par la hausse continue des prix au cours de l’année 2020 (+5,1% sur un an au troisième trimestre 2020 en France, +3,3% pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Enfin, malgré le recul de 21 % des ventes de la promotion privée sur l’année en PACA, le prix moyen régional dans le neuf a affiché une hausse de 4% par rapport à 2019.

Une forte incertitude

L’année 2021 reste encore très incertaine quant à l’évolution de la crise sanitaire et ses répercussions sur l’économie demeurent difficilement modélisables.

En 2020, les deux périodes de confinement s’étaient traduites par une montée en flèche du taux d’épargne à 21,3%, d’où un surplus d’épargne estimé à 110 milliards d’euros par rapport aux années précédentes. Au fur et à mesure que les incertitudes sanitaires devraient être levées, ce taux devrait reculer progressivement jusqu’à 16,5 % au quatrième trimestre 2021. Les excédents devraient néanmoins se maintenir à des niveaux records, de l’ordre de 126 milliards.

En termes de véhicules de placement, on assisterait à un glissement des sommes conservées sur les dépôts à vue au profit des livrets et même de l’assurance vie, dont la collecte redeviendrait positive. Entre 2009 et 2019, la part des épargnants détenteurs d’actions avait été divisée par deux, avec un désinvestissement sur la période de l’ordre de 80 milliards d’euros.

Avec la crise qui a entrainé une forte chute des cours, les Français ont renoué avec l’épargne à risque en général et la Bourse en particulier. Cette évolution devrait être confirmée en 2021, avec l’émergence d’une nouvelle génération d’épargnants très réceptifs aux placements alternatifs (cryptomonnaie, financement participatif, or, forêts…)

Vendredi 25 septembre 2020, sortie d’entrainement en solo de Clarisse Cremer sur le monocoque IMOCA Banque PopulaireX au large de Lorient, préparation pour sa participation au Vendée Globe 2020-2021.

Un service de proximité

Dans ce contexte complexe, la BPM va s’attacher à maintenir un service de qualité et des produits adaptés aux besoins de ses clients. Cette démarche s’adossera à l’amélioration de sa rentabilité avec un coût du risque maîtrisé permettant d’envisager un résultat en hausse par rapport à l’exercice 2020 et de poursuivre sa consolidation financière.

Grâce à la mobilisation de l’ensemble du réseau et des fonctions supports et à la multiplicité des actions menées, l’activité a pu être maintenue à 100 %. «Les résultats financiers de l’exercice 2020 sont très proches de ceux de l’année dernière grâce à la forte et rapide adaptation des charges de fonctionnement à l’évolution du PNB», a précisé Philippe Henri.

Ces résultats satisfaisants, malgré le contexte sanitaire, intègrent un fort provisionnement destiné à couvrir les risques à venir une fois que les aides de l’Etat en soutien de l’économie se tariront. 2020 marque ainsi une année de poursuite de la consolidation progressive de l’activité de la banque. «Tous secteurs confondus, ce sont plus de 30000 nouveaux clients qui sont venus rejoindre la Banque Populaire Méditerranée en 2020. Le nombre total de ses clients représente ainsi plus 500 000 », s’est réjoui Philippe Henri.

Une forte proximité

La BPM a renforcé ses relations avec ses clients. En termes de satisfaction clientèle, elle se positionne au 1er rang des Banques du Groupe sur le marché des particuliers et au 2ème rang sur celui des professionnels. De plus, la Banque Populaire Méditerranée se situe à la 3ème place du “Net Promoter Score” de l’ensemble des acteurs bancaires du territoire, en progression constante depuis 2018. «Pour toujours mieux servir nos clients en assurance, une nouvelle offre a été lancée en novembre dernier. Elle a rencontré d’emblée un grand succès, comptabilisant 10 000 souscriptions (automobile, habitation, prévoyance…) sur un trimestre», a précisé Sabine Calba.

La banque a par ailleurs affirmé l’importance de son rôle d’employeur sur le territoire. Avec 197 agences réparties sur l’ensemble du territoire, la Banque Populaire Méditerranée est riche de ses 2 187 collaborateurs. Au-delà des perspectives de carrière diversifiées, elle développe une politique RH largement tournée vers les nouveaux talents auxquels elle propose de nombreux contrats de formation (alternance, CDD…).

La promotion de la diversité et du respect des différences constitue également l’une des priorités de la banque. Facteur de performance économique, la diversité est aussi un vecteur de créativité, d’innovation et de progrès sociétal.

5 milliards de crédits distribués

Les reports d’échéances de prêts pour les entreprises et les professionnels ont permis de reporter plus de 10 000 crédits dès les premiers jours d’arrêt en mars 2020, pour un montant de 1,1 milliard d’euros. «En un an, ce sont plus de 12 000 PGE qui ont été accordés pour un montant total de 1,2 milliard d’euros», a souligné Sabine Calba. Elle a été très présente sur son territoire puisque ce montant représente 10% de la part distribuée dans notre région.

Sur l’exercice 2020, grâce à une présence constante auprès de ses clients particuliers, ce sont 2,8 milliards d’euros de crédits notamment immobiliers qui leur ont été distribués grâce à près de 400 000 contacts clients effectués par tous les moyens à notre disposition : téléphone, visio , sms…. Une production annuelle de crédits qui marque un nouveau record avec 5 milliards d’euros de crédits distribués.

Une grande incertitude pour les mois à venir

L’année 2021 reste encore très incertaine quant à l’évolution de la crise sanitaire et ses répercussions sur l’économie demeurent difficilement modélisables. En 2020, les deux périodes de confinement s’étaient traduites par une montée en flèche du taux d’épargne à 21,3%, d’où un surplus d’épargne estimé à 110 milliards d’euros par rapport aux années précédentes. Au fur et à mesure que les incertitudes sanitaires devraient être levées, ce taux devrait reculer progressivement jusqu’à 16,5 % au quatrième trimestre 2021. Les excédents devraient néanmoins se maintenir à des niveaux records, de l’ordre de 126 milliards. «Notre Banque doit rayonner pleinement sur son territoire et devenir un acteur engagé aux côtés de celles et ceux qui entreprennent car c’est bien ainsi que nous contribuerons au développement de notre région», a souligné Sabine Calba.

Dans ce contexte complexe, la BPM qui est la première du groupe va s’attacher à maintenir un service de qualité et des produits adaptés aux besoins de ses clients.

Cette démarche s’adossera à l’amélioration de sa rentabilité avec un coût du risque maîtrisé permettant d’envisager un résultat en hausse par rapport à l’exercice 2020 et de poursuivre sa consolidation financière.

Les résultats financiers de l’exercice 2020 sont très proches de ceux de l’année dernière grâce à la rapide adaptation des charges de fonctionnement à l’évolution du PNB. Ces résultats qui sont satisfaisants, malgré le contexte sanitaire, intègrent un fort provisionnement destiné à couvrir les risques à venir une fois que les aides de l’Etat en soutien de l’économie se tariront. «Nous avons poursuivi tout au long de cette année la consolidation progressive de la banque et sa situation en fin d’année 2020 démontre toute sa résilience face à une crise aussi impactante. Nous pouvons ainsi continuer à jouer pleinement notre rôle de banque régionale de proximité au service de nos clients et sociétaires”, a estimé Philippe Henri.

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