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Le Club de l’Immobilier Marseille Provence met à l’honneur l’Afrique dans le cadre de la Journée de l’Immobilier

Cette année, le Club de l’Immobilier renoue avec deux événements majeurs, la Journée et la Nuit de l’Immobilier, tenue pour l’heure secrète. Cette journée qui se déroulera le 30 septembre 2021 dans le superbe écrin du Cinéma La Joliette à Marseille s’inscrit, en fait, avec acuité, en préambule du sommet Afrique France et du sommet des deux rives et dans la continuité de Dakar 2020, auréolé d’un franc succès. «Si la Journée était auparavant un événement destiné à deux cent personnes du monde l’immobilier, elle s’adresse désormais à les acteurs économiques et d’une manière générale à toutes les personnes intéressées par ce sujet. Elle se déroulera à la fois à la fois en présentiel et en distanciel», a expliqué Delphine Defrance, sa coprésidente.

Denis Bergé, Lucie Junet, Delphine Defrance et Antoine Viallet

Créée en 2007 pour rassembler les professionnels de l’immobilier autour d’une thématique territoriale, la journée de l’immobilier propose habituellement un programme appelé «easybusiness» autour de visites et de conférences, en préambule de la fameuse nuit de l’immobilier. «Cette année, elle se tourne résolument vers l’Afrique et souhaite mettre en exergue les liens qui se tissent entre Marseille et le continent africain dans de multiples registres», a évoqué Delphine Defrance.

Conscient que l’avenir de Marseille se joue aussi en Afrique, après un voyage à Dakar particulièrement prometteur, le Club de l’Immobilier, la CCIAMP, le Top 20 et Africa Link portent l’ambition de fédérer les savoir faire sur le territoire. «Nous avions organisé un déplacement ce déplacement auxquels avaient participé 105 professionnels de l’immobilier qui sont allés à la rencontre de l’écosystème local. Les participants qui n’imaginaient pas la nature du marché de l’immobilier et l’ampleur de l’économie ont pu ressentir les liens profonds entre Marseille et l’Afrique», a précisé Antoine Viallet, responsable de la commission Afrique.

Ainsi, en partenariat avec Africa Link et le soutien de la CCIAMP, le Club de l’Immobilier va cette année lors d’une seule journée présenter les témoignages de 30 intervenants sur onze thématiques, très différentes allant de la ville durable à l’éducation, de l’énergie au sport. «Notre objectif est de faire du marketing territorial pour renouer des contacts et développer encore plus des échanges sur divers plans. Sur le plan éducatif, Marseille accueille plus de 5000 étudiants africains. Notre objectif est que les étudiants marseillais puissent faire des stages dans les entreprises sénégalaises», a stipulé Antoine Viallet.

La genèse de cette initiative n’est pas le fruit d’une hasard mais d’une longue et intelligente réflexion et d’un remarquable travail abouti entre une équipe pluridisciplinaire de professionnels avec, entre autres, Fabrice Alimi, Antoine Viallet, Renaud Tarrazi fédérés dans le cadre d’une entité appelée MIA’S regroupant toute une chaîne de savoir-fair et de corps de métiers (promotion immobilière, architecture, valorisation d’actifs, commercialisation).

Elle est aussi l’émanation d’un partenariat très fin entre diverses entités et en particulier la CCIAMP, le Club Top 20 et l’association Africa Link. Cette association qui a été créée le 4 décembre 2017 regroupe à présent près de 170 membres actifs.

 

Depuis, la CCIAMP a orienté sa stratégie de relations internationales vers le Sud et en plus particulièrement en direction de l’Afrique. «Il fallait désormais passer aux actes. Face à des initiatives allant dans ce sens, la chambre a souhaité s’y associer», a stipulé Denis Bergé, en charge de la coopération internationale et délégué général de l’association Africa Link.

Pour Denis Bergé, «l’Afrique est le moteur de la croissance de demain. Il y a aura deux milliards d’habitants en 2050. Il faut changer d’approche car l’Europe a besoin de l’Afrique.» Néanmoins, il prône des actions conjointes et la création de valeurs des deux côtés.

La Chambre de Commerce déploie des outils tels que Africa Link et aux côté de la communautés de PME souhaite créer un climat de confiance réciproque favorable au business en complémentarité et égalité. A ce jour, il y a eu dernièrement 18 missions en Afrique et 10 à 12 missions africaines sur le territoire européen. La diaspora est très importante avec plus de 300 000 habitants d’origine africaine. Marseille dispose de 25 consulats afrcains et il existe même un projet d’implantation d’un consulat du Gabon dans la cité phocéenne. «Le lien est souvent ignoré mais il existe réellement», a pourtant évoqué Denis Bergé.

Autre partenaire de choix, le Club Top 20, réseau de dirigeants de grandes entreprises qui rassemble aujourd’hui cinquante cinq entreprises qui ont la ferme volonté d’assoir la place de Marseille en Europe et en Afrique. «Notre souhait est de faire venir le tissu économique africain à Marseille. Ce sont 40% des entreprises du Top 20 qui entretiennent des relations économiques avec l’Afrique», a rappelé Lucie Junet, secrétaire générale du Club Top 20.

Antoine Viallet est convaincu du rôle qu’occupera l’Afrique dans les prochaines années. «Raymond Abouki, ancien directeur des études au sein du groupe Constructa, d’origine Béninoise, est retourné en Afrique travailler sur des projets. Les grandes entreprises africaines se développent. Il est essentiel de jouer la carte de l’Afrique car Marseille sera demain le laboratoire des relations avec l’Afrique.»

Les projets pertinents en Afrique ne manquent pas. Antoine Viallet a souhaité illustrer son propos par plusieurs projets et en tout premier lieu la Tour des Mamelles à Dakar, un projet très prisé par les habitants de la capitale et les touristes. La tour qui est en cours de construction par Sertem, ancien sous-traitant du groupe Eiffage devenu entreprise générale et promoteur, a été conçue par des ingénieurs africains. Elle comprend des logements et des bureaux sur une surface totale supérieure à la tour La Marseillaise. Le bâtiment est érigé sur une parcelle d’une superficie de 3 264 m² et abritera une tour multifonctionnelle développant plus de 40.000 m² de surface utile articulée autour de trois parties : un sous-sol proposant 200 places de parking se déclinant sur 3 étages et regroupant les locaux techniques, un socle, espace de réception qui occupera ses 4 premiers niveaux, abritant un centre de conférence d’une capacité 600 personnes et ses salles de commission, deux restaurants, et près de 600 m² d’espaces coworking, 12 étages de plateaux aménageables de bureaux haut de gamme pour une surface globale de près de 22.000 m².

Trois autres projets majeurs ont été évoqués. C’est tout d’abord une résidence de services conçue par l’architecte Renaud Tarrazi pour le groupe Duval, une opération de 20000 m2 dans le quartier du Plateau à Abidjan en Côte d’Ivoire. C’est également un accompagnement par l’association MIA d’une société d’aménagement pour la mise en place d’un écoquartier à la Cité du Cinquantenaire à Douala au Cameroun. C’est enfin un appel à projet gagné à Dakar avec une cession d’actifs de 40 hectares au bord de l’eau. «Si nous avons une même langue, nous avons des codes sociaux différents qu’il convient de mieux appréhender», a estimé Antoine Viallet.

Cette journée d’une grande densité donner l’opportunité d’aborder les relations entre les deux continents sous le prisme de onze thématiques. Ainsi, seront évoquées différentes activités comme le sport, la culture, l’agroalimentaire, la diaspora, l’éducation, l’énergie, l’innovation, le financement, le transport et naturellement la ville durable et l’eau.

L’enjeu en la matière est considérable: En 2050, la population africaine aura doublé et les Africains représenteront un quart de la population mondiale. Une croissance démographique qui sera en grande partie absorbée par les villes du continent. Certaines seront déjà parmi les plus grande du monde. Alors comment relever les défis de cette urbanisation galopante ?

Dans un autre registre, l’eau revêtira une place majeure car le prochain congrès mondial de l’Eau se tiendra l’an prochain à Dakar. C’est en Afrique que se trouve la moitié des personnes qui boivent une eau provenant de sources non protégées. L’enjeu de la mise en valeur de l’eau, de son accès est l’un des autres défis essentiels du continent africain.

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