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Le Parc naturel régional de Camargue, un lieu d’exception aux paysages uniques mais fragiles

La Camargue est une zone humide d’importance exceptionnelle. Située sur l’axe de migration entre l’Europe du nord et l’Afrique, elle constitue une halte de repos vitale pour de très nombreux oiseaux et abrite une multitude de poissons et amphibiens.

Créé le 25 septembre 1970, ce parc naturel régional de Camargue a pour mission principale de concilier la protection de cette nature précieuse et fragile et le développement des activités humaines qu’elles soient agricoles (élevage des chevaux et des taureaux, culture du riz, pêche…), industrielles avec l’exploitaiton du sel ou touristiques.

Il s’étend sur 3 communes tout d’abord Arles, mais aussi les Saintes Marie de la mer et enfin Port-Saint-Louis-du-Rhône qui compte 10 848 habitants permanents.

Le parc naturel régional de Camargue n’a aucun équivalent en France. Zone humide exceptionnelle (l’une des plus grandes d’Europe) dont l’altitude ne dépasse pas 4 mètres au-dessus du niveau de la mer, il possède 75 km de façade maritime et abrite 150 000 oiseaux migrateurs chaque année. Les trois quarts des espèces d’oiseaux, la moitié des poissons d’eau douce et le quart de la flore recensés en France sont présents en Camargue !

La Camargue abrite également l’unique lieu de nidification des flamants roses en France.
Cette richesse animale et végétale exceptionnelle a conduit très tôt à la protection de la Camargue, classée en réserve botanique et zoologique dès 1928 !

Or, cette région de Camargue n’est pas un territoire désert réservé aux animaux. A côté des nombreuses zones humides qui représentent le cœur de son territoire, un quart du parc est constitué de terres cultivées : C’est en premier lieu de la riziculture en rotation avec le blé dur, élevage extensif de chevaux et de taureaux, saliculture. Et surtout, le parc est fréquenté par plus de 800 000 touristes chaque année.

Comme pour de nombreux parcs en France, l’enjeu du parc naturel régional de Camargue réside dans ce paradoxe: promouvoir des activités agricoles respectueuses de l’environnement, accueillir et faire découvrir la nature à des visiteurs chaque année de plus en plus nombreux, tout en préservant la tranquillité des milliers d’oiseaux qui viennent s’y abriter durant quelques jours ou quelques mois.

Le parc ornithologique de Pont de Crau

Créé en 1949 par un ornithologue passionné, André Lamouroux, le parc ornithologique du Pont de Crau a été initialement constitué de simples volières où étaient montrées quelques espèces avicoles camarguaises,. Ce qui n’était au départ qu’un simple zoo est devenu un véritable parc ornithologique en 1974, lorsque le fils du fondateur, Frédéric Lamouroux lui succède.
Aujourd’hui installé sur 60 hectares, le parc ornithologique permet de découvrir de très nombreuses espèces d’oiseaux comme les flamants roses, les hérons, les cigognes, les aigrettes mais aussi des rapaces et de nombreux petits échassiers en liberté dans leurs milieux naturels grâce à plus de sept kilomètres de sentiers aménagés.

Le parc a également créé un centre de soin qui reçoit près de 300 oiseaux par an, voire beaucoup plus lors des vagues de froid hivernales comme celle de février 2012 où plus de 90% des surfaces des étangs étaient gelées.

Le mas Saint-Germain: la Camargue agricole

Après plusieurs années passées à l’étranger comme cadre dans l’industrie, Laure Vadon a décidé de revenir sur la terre de ses origines il y a une petite dizaine d’années. Situé au cœur du parc, en bordure de l’étang du Vaccarès le mas Saint-Germain est une bâtisse du 17ème siècle qui appartient à sa famille depuis 6 générations, ce qui est de plus en plus rare en Camargue.

Le domaine agricole autour du mas s’étend sur 200 hectares. Laure Vadon y cultive du riz et des lentilles bio. Elle élève également des chevaux et des taureaux. Respectueuse de l’environnement où elle est née, Laure est très attachée à l’idée de faire perdurer et de transmettre plus tard à ses enfants une exploitation agricole durable et compatible avec les enjeux de protection portés par le parc régional.

  • Découverte des zones humides du parc en kayak

C’est avec le kayak, mode de déplacement doux et respectueux de la faune et de la flore par excellence, que l’on peut découvrir les nombreuses zones humides du parc naturel régional de Camargue en respectant la tranquillité des animaux.

  • Conchyliculture bio

Maria Nieves Casteron est tombée amoureuse de la Camargue il y a vingt ans. Avec son fils Daniel, cette espagnole originaire de Castille a créé dans l’anse de Carteau, face au port de Fos, se situe une exploitation de conchyliculture de la région. Ses huîtres et ses moules élevées dans des parcs situés à l’intérieur du périmètre du parc régional sont certifiées 100% naturelles. Elles sont élevées dans un mélange d’eau salée de la Méditerranée et d’eau douce apportée par le delta du Rhône.

 

 

 

 

 

 

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