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Le salon Anti Gaspi, un événement destiné à donner les clés au public pour devenir éco-responsable

Depuis 2017, la Brigade Anti Gaspi organise un salon appelé Salon Anti Gaspi pour apporter les bonnes pratiques et vivre notre quotidien en respectant la planète. Après deux éditions, la première en 2017 aux Docks et la seconde, l’année suivante sur le Vieux-Port, le salon qui n’avait pu se tenir en 2019 et en 2020 à cause de la crise sanitaire revient enfin cette année, du 7 au 9 octobre 2021, dans l’enceinte du Stade Vélodrome.

Le postulat formulé par la Brigade Anti Gaspi avec, à sa tête, Didier Guibbaud et Odile Miribel, semble naturel : «L’environnement est sur toutes les lèvres mais concrètement on fait quoi?». Et pourtant, il a fallu un travail acharné d’une équipe déterminée pour mettre en place un projet de grande ampleur. Il y a cinq ans, les organisateurs très motivés imaginent fort intelligemment un événement destiné à informer le grand public sur les actions à entreprendre afin d’être acteur en matière de préservation de l’environnement.

Christian Sylvain,  président de la Brigade Anti Gaspi avec Odile Miribel et Didier Guibbaud, les deux commissaires du salon

C’est ainsi qu’est né le salon Anti Gaspi qui, pour sa première édition, s’est tenue aux Docks de la Joliette et a bénéficié d’une fréquentation un peu confidentielle avec 3000 participants. L’année suivante, les organisateurs ont choisi de s’installer, dans une grande tente, sur le Vieux-Port et la participation a cru pour atteindre les 9000 participants. Or la motivation des organisations est telle qu’ils souhaitaient ardemment poursuivre l’aventure. Mais ils seront jugulés par la crise sanitaire qui les contraint à reporter à plusieurs reprises le projet. Avec beaucoup d’abnégation et un enthousiasme extraordinaire, ils repartent avec passion dans leur croisade pour perpétuer l’aventure. Après diverses tentatives et divers reports, le projet se concrétise enfin et trouve son port d’attache dans l’enceinte du stade Vélodrome.

Des objectifs ambitieux

Le salon ouvert au grand public a pour objectif en premier lieu de sensibiliser le consommateur à la démarche zéro déchet et de donner les clefs pour devenir éco responsable. Cet événement est ouvert également à toutes les collectives publiques, les entreprises du territoire et les associations qui peuvent échanger, lors de tables-rondes, sur les initiatives mises en œuvre et les actions à entreprendre pour poursuivre dans cette voie. «A Marseille, il existait pourtant de nombreuses initiatives en la matière. Néanmoins, on n’en parle jamais assez», estime Odile Miribel, commissaire générale du salon.

Le salon proposera durant trois journées un véritable voyage à travers sept villages, à savoir Innovation et communication, de la Graine à l’Assiette, Vivre autrement avec plusieurs thématiques (santé, bien-être, emploi, formation, finance), Réduire, réutiliser et recycler, l’habitat du futur autour des thèmes de l’énergie, du logement, de l’air, de l’eau, Bouger autrement avec les loisirs, le tourisme et la mobilité alternative et enfin l’espace transition MAIF. Autre proposition pour les visiteurs, un véritable rendez-vous de la rénovation énergétique avec des ateliers, des conseils gratuits prodigués par ses spécialistes et des rencontres.

De nombreuses tables rondes rythmeront ces trois journées avec, tout d’abord, le premier jour, l’économie circulaire en partenariat avec l’Institut de l’économie circulaire puis la transition énergétique, le lendemain la mobilité alternative, de la Graine à l’assiette et le gâchis des talents. Enfin, une grande table ronde organisée par la MAIF sera proposée, le 9 octobre 2021, sur le thème: «On ne jette plus, on réutilise, on recycle au sein des villes.» Corinne Garcia Léonetti, mandataire au Conseil d’administration résume bien l’esprit de cet événement: «Le salon donne un sens et un impact positif en faveur de tous les publics

Lutter contre le gaspillage

Cette année, la ville de Marseille, la Métropole Aix-Marseille Provence et le département des Bouches-du-Rhône mais aussi la Région Sud aux côtés de l’ADEME apportent, en plus de GRDF et de la MAIF, leur soutien précieux à la tenue de cet événement. La ville de Marseille entend désormais lutter activement contre le gaspillage alimentaire dans les écoles avec le soutien de l’Etat.

«Notre objectif est de le diviser par deux dans les années à venir. La tâche est immense mais nous nous y attelons avec une grande détermination», a souligné Christine Juste, Adjointe au Maire de Marseille en charge de lʼenvironnement. «Notre devoir est de travailler tous ensemble pour y parvenir», a rajouté Roland Mouren, vice-président de la Métropole délégué aux déchets.

La réduction des déchets

La Métropole Aix-Marseille Provence qui est chargée de la gestion des déchets s’appuie sur le travail de 58 déchetteries sur l’ensemble du territoire. Engagée dans un Agenda environnemental porté conjointement par le département et au travers de son plan climat-air-énergie, la Métropole place les questions de protection environnementale au cœur de ses préoccupations. «Elle a également pour objectif de relever le défi de la réduction des déchets à la source qui représentent 643kg/ habitant au travers de son plan de prévention des déchets ménagers et assimilés», a précisé Roland Mouren, maire de Chateauneuf-les-Martigues et vice-président de la métropole délégué aux déchets. Son ambition est de parvenir dans les mois à venir à la suppression totale du plastique sur le territoire.

La préservation du patrimoine naturel et du cadre de vie des habitants s’intègre naturellement dans l’ambition de favoriser pour le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône un développement durable sur le territoire. Lutter contre le changement climatique, préserver la biodiversité, contribuer à la cohésion sociale et promouvoir des modes de production et de consommation responsables sont parmi les axes fondamentaux de son action.

Accompagner le recyclage

Assureur militant depuis 1934, la MAIF franchit une nouvelle étape en adoptant un nouveau modèle d’entreprise, celui d’entreprise à mission, statut créé par la loi PACTE. Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de son modèle historique d’entreprise engagée et citoyenne, sans capital social et sans actionnaire. En devenant la première grande entreprise à mission, la MAIF veut aller plus loin dans son engagement pour «le mieux commun», engagement à accompagner la filière du recyclage automobile, création d’un fonds d’investissement «MAIF Transition» pour accompagner la transition agricole et la transition énergétique, engagement pour une finance plus responsable.

La MAIF, entreprise inspirante, contribue activement à la transition écologique. Elle est membre des deux fondations majeures, la Fondation Yann Artus-Bertrand et la Fondation Nicolas Hulot. Sur le salon, elle aura à ses côtés, une trentaine de partenaires, des associations, des start-up du territoire de la région Sud et de Corse. «Nous sommes convaincus que les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans une économie plus responsable», a souligné Corinne Garcia-Leonetti. Et pour elle, l’enjeu est considérable : «Il s’agit à la fois de mobiliser, d’accompagner, de sensibiliser les publics pour avoir des modes de vie plus respectueux de l’environnement

La percée du gaz vert

Autre partenaire majeur du salon, le groupe GRDF. Principal gestionnaire de réseau de distribution de gaz en France, GRDF distribue le gaz chaque jour, à plus de 11 millions de clients, pour se chauffer, cuisiner, se déplacer quelque soit le fournisseur. Conformément à ses misisons de service public, GRDF conçoit, construit, exploite et entretient le plus grand réseau de distribution d’Europe, soit 202 759 km dans plus de 9 500 communes en garantissant la sécurité des personnes et des biens et la qualité de la distribution. C’est 80% de la population qui est alimentée par le gaz.

Avec l’essor du gaz vert, un gaz renouvelable produit localement, le réseau gaz est un maillon essentiel à la transition écologique. «Il y a de plus en plus de gaz vert avec la methanisation et désormais la pyrogazification. Notre projet est d’avoir un gaz produit en France dans les années à venir. A Marseille, nous produisons d’ores et déjà du gaz pour 8 000 logements», a confié Olivier Bonifay, directeur territorial de GRDF pour les Bouches-du-Rhône. GRDF s’inscrit comme un partenaire incontournable auprès des collectivités territoriales pour les accompagner vers la neutralité carbone au travers de politiques énergétiques et de mobilité durable. «Le salon s’avère une belle initiaitve pour faire connaître la transition écologique et l’économique circulaire», a précisé Olivier Bonifay.

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