Le magazine de la vie politique

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Le texte poignant de Jean Marc Governatori, candidat à la primaire présidentielle écologiste

PARDON aux animaux qui hurlent de terreur et de douleur dans les abattoirs.
PARDON aux animaux qui meurent de soif, de froid, d’étouffement, pendant d’interminables jours de transport vers l’abattoir.
PARDON aux animaux qui auront vécu toute leur « vie » dans l’enfer des usines d’élevage intensif, sans jamais marcher, manger normalement, respirer l’air de l’extérieur, profiter de leurs mères ou de leurs enfants, malades, survaccinés d’hormones de croissance et/ou d’antibiotiques.
PARDON à ces animaux qu’on castre sans anesthésie.
PARDON aux animaux agressés et dévorés par la voracité humaine.
PARDON à tous ces poussins qu’on broie vivants dans les élevages industriels car ils ne font pas d’œuf ou parce qu’on a décidé que leur chair était moins bonne.
PARDON aux poussins femelles qu’on emprisonne à vie pour qu’ils fassent un maximum d’oeufs.
PARDON aux oies et canards que l’on gave jusqu’à percer leur gosier, jusqu’à l’étouffement, pour que leur foie malade et hypertrophié abîment des estomacs « humains » ou qu’on plume vivants pour leur duvet.
PARDON à l’oiseau abattu en plein vol ou au repos sur une branche ou lâchement pris au piège lors de ses migrations.
PARDON au joyeux lapin sacrifié au cours de sa gambade champêtre, au sanglier innocent, au cerf traqué par la meute…
PARDON aux milliards d’insectes qu’on empoisonne par nos produits chimiques, aux vers de terre champions du labourage et à tous les micros organismes (qui ont pourtant une macro importance) qu’on détruit.
PARDON à l’animal pris dans un piège et agonisant pendant des heures dans une infâme souffrance.
PARDON au taureau assassiné par les pics d’une « danseuse » odieuse, sous les bravos d’une foule débile.
PARDON aux animaux qu’on fait combattre pour le plaisir de psychopathes.
PARDON aux ours qu’on assassine pour leur bile.
PARDON aux escargots qu’on torture plusieurs jours avec du gros sel pour les faire dégorger, avant de les cuire vivants.
PARDON aux animaux des laboratoires victimes de parodies de tests (rendus inutiles par l’avancée scientifique des cultures sur cellules) des grands laboratoires pharmaceutiques ou cosmétologiques dont le seul but n’est pas de protéger l’homme mais de savoir jusqu’à quelle dose de toxicité ils peuvent pousser leurs produits sans que cela ne se remarque trop et de cautionner des autorisations honteuses de mise sur le marché.
PARDON aux animaux prisonniers à vie dans des cages chez les particuliers, dans les cirques, les zoos ou les élevages industriels ; aux dauphins et orques arrachés à leur famille, innocents, et pourtant condamnés à la prison à vie.
PARDON aux 100 millions de tonnes de poissons capturés dans les mers et océans.
PARDON à ces êtres vivants dont on sacrifie et pollue le milieu.
PARDON aux poissons de rivière qui agonisent dans l’eau polluée ou dans des lits asséchés
PARDON aux poissons d’élevage dont la nourriture et l’espace inappropriés déforment leur physique et dont la surpopulation fait qu’ils s’attaquent entre eux.
PARDON aux crustacés et notamment aux homards qu’on pêche si facilement lors de leur migration, qu’on coupe en deux et qu’on ébouillante vivants.
PARDON aux esturgeons qu’on éventre pour vendre à prix d’or leurs œufs.
PARDON aux grenouilles dont on arrache à vif les cuisses et souvent dépecées vivantes.
PARDON aux animaux qu’on délocalise et qu’on prive de leur milieu naturel pour être ensuite abandonnés à des milliers de kilomètres de leur environnement natal.
PARDON aux animaux dépecés vivants pour leur fourrure vitale pour eux, et si futile pour les humains qui les portent.
PARDON aux animaux sacrifiés au nom de la plupart des « grandes religions ».
PARDON à l’animal abandonné, rongé par la détresse, prêt à pardonner à son maître qui préfère partir en vacances et qui ne viendra jamais le rechercher.
PARDON aux animaux qui subissent les déforestations.
PARDON aux ours, oiseaux et autres animaux dont les habitats-banquises disparaissent à cause de notre mode de vie mondial.
PARDON aux animaux victimes des guerres humaines.
PARDON aux animaux pour tous les membres de l’espèce humaine qui connaissent leur souffrance, et s’en moquent.
PARDON aux animaux pour tous ces chercheurs payés pour les faire souffrir, ou qui recherchent sur des évidences comme par exemple la question de savoir si l’animal est un être sensible !
PARDON à tous ces êtres vivants victimes de notre folle société de consommation et de notre inconscience.
PARDON pour mon impuissance présente mais l’union des consciences abolira ces infamies.

Le candidat, fervent défenseur de la cause animale, se démarque par un programme fort :
Fin des élevages intensifs, de la pêche industrielle, de la chasse, des corridas, de l’expérimentation animale, du commerce de la fourrure, une option végétarienne quotidienne dans toutes les restaurations, création d’un Secrétariat d’État dédié à la condition animale.

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