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L’Ecologie au centre présente ses candidats dans le département des Bouches-du-Rhône pour les élections législatives.

Jean-Marc Governatori, coprésident de l’Ecologie au centre, a choisi la date du 30 mai 2022 et le cadre de l’hôtel Ibis Saint-Charles pour présenter les candidats qui arboreront les couleurs de l’Ecologie au centre dans le département des Bouches-du-Rhône, lors des prochaines élections législatives.

Un ancrage national

Après une conférence de presse à Paris, aux côtés de Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement, Jean-Marc Governatori, conseiller municipal et conseiller communautaire niçois, a souhaité venir dans la cité phocéenne pour présenter une grande partie des candidats qui défendront les couleurs de l’Ecologie au centre, le mouvement qu’il copréside avec Sophie Spennato et Ghislain Wysocinski.

Le mouvement soutenu par les deux partis, Cap 21 et le parti animaliste, sera présent sur toute la France avec plus de deux cent candidats dont trente sept dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. «Il y aura des représentants dans presque chacune des circonscriptions», a souligné Jean-Marc Governatori, très heureux de disposer de candidats très motivés pour s’investir dans cette nouvelle échéance électorale.

Lucie Desblancs et Jean-Marc Governatori

Si dans le cadre d’accords bipartites, des circonscriptions ont été proposées à Génération Ecologie et au Parti Animaliste, l’Ecologie au centre sera ainsi présente avec de nombreux candidats valeureux comme Avi Assouli, ancien député et conseiller régional qui sera présent dans une circonscription comprenant les 7e et 8e arrondissements, Nadia Armogathe, qui se lancera dans la 7 circonscription incluant les 15e, 16e et une partie du 14e arrondissements de Marseille, Lucie Deblancs, experte comptable et ancienne conseillère municipale à Allauch s’investira sur le secteur de Gardanne ou encore Patricia Rolland, principale de collège à Marseille et viticultrice dans les Alpes de Haute-Provence qui briguera la circonscription du chef-lieu de ce département alpin.

Avi Assouli et sa suppléante Annette Placide

A la différence de certains partis comme le MEI qui présentera une soixantaine de candidats essentiellement en Provence Alpes Côte d’Azur et en Alsace ou de l’UDE qui n’en mettra qu’une quarantaine sur le territoire national, l’Ecologie au centre désire jouer une autre carte. «Notre objectif est d’être présent très largement pour cette première participation à des élections législatives. Dans la vie, il y a toujours une première fois», a évoqué Jean-Marc Governatori qui se rendra à Paris le 31 mai pour la réalisation du clip de campagne.

Des jardins potagers sur les toits

Le coleader de l’Ecologie au centre qui a obtenu un score remarquable lors des élections régionales reviendra dans les Bouches-du-Rhône, la veille des élections, pour visiter un potager exemplaire à Miramas. S’appuyant sur un rapport pertinent de la sénatrice Françoise Laborde du Mouvement radical portant sur la dépendance alimentaire, Jean-Marc Governatori s’est érigé contre une situation aberrante : «Nous importons prés de la moitié des fruits et légumes. Nous allons au devant d’une véritable problématique. L’impensable est possible. Il est urgent de «potageriser» la ville», a t-il confié en évoquant la situation difficile de plus de 5 millions de personnes vivant en situation de précarité alimentaire.

Patricia Rolland, viticultrice

Pour faire face à ce contexte préoccupant, il a préconisé d’ériger, sur les toits des immeubles, des potagers, mais aussi des panneaux solaires et des éoliennes. «Nous avons dix millions de m2 de toits exploitables. Nous pouvons abonder un fonds avec des jardins potagers communs. L’enjeu est à la fois de résoudre la crise alimentaire et de créer du lien social mais aussi d’augmenter les terres à cultiver en favorisant une agriculture 100% bio», a t-il précisé.

Autre exemple mis en exergue par l’élu niçois qui a mentionné l’action pertinente d’un paysan qà Rouen qui a produit 300 kg de fruits et de légumes sur une parcelle de 30 m2. Il a martelé à cet effet «Nous redeviendrons tous paysan. Nous avons à réapprendre à cultiver», a t-il invoqué en rappelant que le parti était soutenu par Philippe Lebros, ingénieur agronome qui a coinventé le logo AB.

L’éducation, une véritable priorité

Pour les membres de l’Ecologie au centre, l’éducation revêt une place essentielle et ce dans de multiples domaines et en particulier la santé. «Nous devons avoir une réflexion en amont. La mauvaise qualité de l’air a des incidences sur les virus et notamment sur le Covid-19. Sans être utopistes, nous prônons une société où il y ait plus d’arbres que de voitures. La première dépense du pays est la maladie avec 300 milliards d’euros.»

Autre secteur abordé, le chômage par l’auteur de trois ouvrages qui font référence sur le plein emploi. «Notre objectif doit être de créer les conditions du plein emploi car notre projet écologique amène à l’emploi et, qui plus est, favorise la sécurité des biens et des personnes.» Si le taux de chômage national est de 7,2%, il n’est pas selon lui à la hauteur des attentes car l’objectif demeure avant tout un taux de chomage à 4%.

Jean-Marc Governatori préconise plusieurs solutions et en particulier l’économie circulaire avec du recylage et de la réparation, générateurs d’emplois et d’une hausse du pouvoir d’achat. «Nous devons dés lors multiplier par dix le nombre de resourceries», estime t-il. Dans ce registre, il désire démultiplier les SEL (Systèmes d’échanges locaux) en les passant de 800 à 800 000. «Notre but sera d’échanger le temps, les biens et les compétences. Nous consacrons 20% de notre budget dans les dépenses liées au transport. Il est urgent de renforcer le covoiturage.»

Autre sujet majeur, les énergies renouvelables et le mix énergétique (biomasse, géothermie et éolien). «Nous devons réduire autant que faire se peut l’énergie nucléaire. Pour cela, plusieurs solutions s’offrent à nous. Nous devons avant tout sensibiliser le public à l’autoproduction.»

Autre enjeu majeur, la rénovation thermique qui est, selon lui, un des outils prioritaires pour parvenir au plein emploi. «Nous devons rapidement isoler toutes les constructions habitées.»

L’éducation est à tous les niveaux, selon Jean-Marc Governatori, l’éducation numérique, l’éducation à la santé et naturellement l’éducation à l’environnement. «Nous devons être réalistes. En 2100, il n’y aura plus de matières premières comme le pétrole, le gaz et le charbon. Aujourd’hui, les emplois reposent sur quatre matières premières à savoir l’uranium, le pétrole, le zinc et le cuivre, quatre matière premières qui n’existeront plus dans trente ou quarante ans», a t-il déclaré.

Une agriculture à taille humaine

Pour Jean-Marc Governatori, l’industrie est incompatible avec l’agriculture. Il prône avant tout une agriculture à taille humaine avec de petites exploitations de 15 à 20 hectares. «Aujourd’hui, la taille des exploitations s’accroit considérablement et la monoculture est de mise. Nous désirons pour notre part des exploitations petites. Nous mettons en avant ce qui est petit, simple, lent.»

Animé de bon sens, le coprésident de l’Ecologie au centre a vilipendé le développement des grandes surfaces au détriment des commerces de proximité, la perte de terres agricoles avec la perte tous les dix ans de l’équivalent d’un département et le non sens d’immeubles de bureaux inoccupés. «Nous avons 15 millions de m2 de bureaux qui ne servent à rien et le gouvernement prône le télétravail !»

Des préoccupations nationales

D’une manière générale, le parti l’Ecologie au centre doit aussi répondre aux préoccupations des citoyens en matière de pouvoir d’achat, de sécurité des biens et des personnes, de laïcité et de retraite.

En matière de sécurité, les objectifs sont d’améliorer la chaîne pénale et de développer la police de proximité. «Depuis vingt ans, il y a 10 000 crimes et délits par jour. Les autres partis n’ont rien fait pour juguler cela.Il faut remonter aux causes

En matière de retraite, il convient selon lui d’arrêter d’évoquer des choses inadaptées. L’âge de la retraite est à présent de 62 ans et de huit mois. La retraite dépend enfait des annuités. Jean-Marc Governatori prône la retraite à 65 ans en 2035. «Mais il faut tenir compte de la pénibilité différente selon le métier que l’on exerce. L’espérance de vie a augmenté et il y a à présent 1,7 actif pour un retraité.» Il désire une retraite avec un minimum de 1100 euros.

Pour le pouvoir d’achat, il existe une véritable problématique pour le Smic. «Est ce que l’entreprise a la capacité de donner une somme plus importante que celle qui est donnée aujourd’hui ? Il faire faire du cas par cas», a t-il estimé.

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