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LIBERTE - Maga Ettori - Ariakina Ettori - Sonia Hamdouchy

Maga Ettori, un cinéaste engagé se lance dans la course à la présidentielle

Ancien boxeur et judoka, Maga Ettori, cinéaste prolixe, auteur de cinquante films, est un fervent défenseur de la liberté d’expression. Cet homme attachant, chantre de la bienveillance, met en avant ses qualités personnelles et sa pugnacité dans un nouveau défi en briguant la fonction suprême.

Depuis plus de trente ans, Maga Ettori, né le 15 février 1972 à Ajaccio, a choisi la caméra pour s’exprimer. Il a fait des études de cinéma à l’ESRA (Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle), de journalisme au CFJ, de langue à l’université de Cambridge et d’art dramatique au Conservatoire Maurice Ravel. Auteur de près de cinquante films (documentaire ou fiction) pour le cinéma et la télévision), il parcourt le monde pour évoquer, à travers le prisme du 7e Art, ses idées et ses convictions profondes sur le monde. «J’ai toujours eu un regard bienveillant mais pas candide pour autant», souligne ce citoyen du monde.

En 1992, il fonde l’Institut citoyen du cinéma qui organise des conférences, des débats et des rencontres. En 2011, il est élu conseiller cinéma au Conseil Economique Social et Culturel. Il créé aussi à Ajaccio une revue culturelle et une galerie d’art contemporain, un double projet primé par le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce réalisateur, marié et père de deux enfants dont sa fille Arikinia, âgée de 21 ans, qui a travaillé, à ses côtés, pour son dernier film «Liberté, blouses blanches». Depuis sa plus tendre enfance, la liberté d’expression est et demeure son combat prioritaire à travers son œuvre et sa vie. «S’il n’y a pas de liberté d’expression, on peut parler alors d’injustice», évoque t-il.

Chantre du véganisme

Au fil du temps, il créé différentes entités et en 1995 l’Institut Bella Ciao, une plateforme qui soutient 35 collectifs dans différents domaines, tous basés sur l’humain. A la suite d’une rencontre avec le collectif «Blouses blanches», un collectif de médecins et d’infirmiers issu d’un mouvement de contestation œuvrant pour l’accès aux soins, il décide alors de réaliser un film sur leurs actions et d’apporter son aide à cette structure informelle.

Autre champ d’investigation pour Maga Ettori, la qualité de l’alimentation et le véganisme dès 2012. Responsable au niveau international de Vegan Warrior, un mouvement fondé en 2012 à Marseille, il continue à s’investir avec beaucoup d’énergie et d’abnégation dans cette cause qui lie étroitement santé et environnement. Ce sportif émérite qui croit fermement dans la valeur de l’exemple et la force du mental a participé ces trois dernières années à trois marathons. «J’ai deux amis végan, âgés de 68 et 71 ans, qui ont couru un marathon par jour pendant un an. J’ai pour ma part perdu 30kg lors du premier marathon», confie cet homme disposant d’un moral exceptionnel qui a couru avec, à ses côtés, une centaine de personnes. Il est l’un des participants du Vegan Marathon qui se tient tous les ans, le 1er dimanche de juillet, en région parisienne. Maga Ettori a réalisé une belle performance, en seulement 5h30 là où les marathoniens expérimentés font cette course en 2h08!

Autre engagement, l’environnement qui n’est pas un vain mot! Invité en 2013 à l’événement Marseille Capitale européenne de la Culture, il signe un film remarqué sur le climat appelé «Le 3e jour». Il avait aussi participé l’année précédente à une rencontre avec 43 pays dans le cadre de la Fondation Anna Lindh. L’objectif est de bâtir des sociétés plus inclusives, plus empathiques et plus résilientes afin de combattre une méfiance et une polarisation croissantes.

Défense de la cause animale

Dans un autre registre, il s’attèle à œuvrer pour la défense de la cause animale. Il mène une action de sensibilisation sur l’exploitation animale et en particulier sur les méfaits de l’élevage intensif. Son enquête qui s’étend sur trois années au cours de laquelle il sillonne la planète le conduit à réaliser un film de fiction appelée «Faery Land». Il créé ainsi un conte mythologique et philosophique où l’on retrouve un univers celtique avec une planète habitée par des êtres magiques associé à des images mettant en exergue des animaux tués lors d’expériences sauvages sur des chiens et des singes.

Son remarquable travail d’investigation, sa créativité, son imagination se retrouvent dans cette œuvre singulière aux images parfois crues et violentes sur les exactions commises envers les animaux. «J’étais tellement loin du monde de l’exploitation animale que cela a été un véritable choc de découvrir cela». Maga Ettori donne même un rôle à son ami le chanteur Yves Duteil pour lequel il avait réalisé auparavant le clip de L’Ecritoire.

Liberté, liberté chérie

A présent, il s’investit dans un autre combat, celui de la liberté d’expression qui est vilipendée et mise à mal par la crise sanitaire. «Depuis deux ans, nous constatons que ce sont les plus faibles, les plus démunis qui sont les victimes et en particulier les personnes âgées dans les EPHAD», évoque t-il avec beaucoup de lucidité. C’est pour Maga Ettori le pire fléau de cette crise d’autant que tout a été dit et son contraire sur les réseaux sociaux, selon lui.

Magà Ettori et Ariakina Ettori devant l’Assemblée Nationale, pour la fin de tournage du film « LES ENFANTS DE LA LIBERTE ».

Aux côtés de l’une de ses filles Ariakina, il entreprend un projet, sous la forme d’un triptyque, sur la thématique de la liberté avec tout d’abord «Liberté, blouses blanches» portant sur le personnel soignant. La projection de ce film d’1h38 a été très prisée puisque ce sont 160 000 spectateurs en un mois qui ont vu son travail. «Le taux de visionnage a été de 98%», se félicite t-il Le second volet appelé «Les enfants de la liberté» a ensuite été réalisé l’automne dernier. «Nous avons présenté ce film le 23 décembre 2021 au cinéma Studio à Bastia portant sur les atteintes à la liberté de enfants pendant cette pandémie», a t-il expliqué.

Manifestation de l’Institut Bella Ciao à Ajaccio, à l’occasion de la 10e Journée Mondiale de la Résistance

Suite au départ du distributeur, il espère qu’une campagne de crowfounding permettra de poursuivre la diffusion des longs métrages et la réalisation du troisième volet. «Nous constatons le manque de lits de réanimation et le manque de personnels qualifiés dans les hôpitaux. J’ai tant de choses à exprimer», estime t-il.

Le cinéaste très opposé au pass sanitaire fait néanmoins une grande confiance au personnel soignant et en particulier aux médecins pour remédier à cette crise sanitaire aux effets dévastateurs. «Je suis sidéré par l’attitude que l’on a et que l’on a eu envers le personnel soignant tantôt applaudi, tantôt vilipendé», estime t-il.

Maga Ettori avec les élus de l’Ecologie au Centre (Rachid Mokran, Jean-Marc Governatori, Amina Barca, Christophe Jaubert, Tony Renault)

Aujourd’hui, il entend défendre ses convictions en se présentant aux élections présidentielles en avril 2022.  «Je suis fier de m’engager. Notre avenir et celui de nos enfants, c’est à nous de l’écrire, nous en sommes responsables et pour cela j’écris ton nom Vérité et pour cela j’écris ton nom Liberté car nous sommes tous des enfants de la liberté», a t-il évoqué.

Photo Une

Légende Magà Ettori, Sonia Hamdouchy, Ariakina Ettori lors de la projection du film « LIBERTE – BLOUSES BLANCHES »

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