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Nadia Mersali-Armogathe, une femme volontaire et pugnace pour défendre des causes essentielles

Fonctionnaire d’Etat, proviseure adjointe d’un lycée dans les Alpes de Haute Provence, la marseillaise Nadia Mersali-Armogathe qui vit à Manosque la semaine qui passe tous ses week-end dans les Bouches-du-Rhône a choisi de briguer un mandat de député en se présentant dans la 7e circonscription de Marseille aux couleurs de l’Ecologie au centre.

Nadia Mersali-Armogathe aux côtés de Jean-Marc Governatori

C’est dans les quartiers Nord de Marseille, dans le 15e, le 16 et une partie du 14e, une circonscription réputée très difficile, que Nadia Mersali-Armogathe a souhaité s’investir pour cette campagne des élections législatives.

Une enfance au coeur des cités

Marseillaise d’origine, Nadia Mersali-Armogathe a grandi à Marseille mais aussi à Marignane. Elle a également vécu à Orange et a fait du sport à Vitrolles, villes qui ont été particulièrement meurtries par des gestions municipales de partis extrémistes.

Elle a été enseignante dans le 3e et le 14e arrondissement de Marseille. Elle a cultivé, toute sa vie, le goût de l’effort et de la persévérance. «J’ai été athlète à l’Olympique de Marseille, dans la section athlétisme, une section méconnue. J’ai participé au championnat de France. J’ai représenté l’OM au marathon de Paris. J’ai couru le 800 mètres mais aussi 1500 et 3000 mètres sur piste et j’ai fait du cross country», confie cette sportive aguerrie.

Elle a également une expérience marquante sur le plan politique. «J’ai fait la campagne de Ségolène Royal puis j’ai rejoint en 2017, la République en Marche», évoque t-elle. Elle a été cinq ans dans le parti d’Emmanuel Macron et une fervente militante du président. «J’ai même été membre du Conseil de la République en Marche de 2017 à 2020», note cette femme engagée au bureau national du parti avec la liste En marche citoyenne.

Si elle avoue avoir voté pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle, elle a, face à incohérence de diverses actions et à la montée du Rassemblement national et d’une manière générale des extrêmes, souhaité rejoindre l’Ecologie au centre, un mouvement politique défendant des valeurs de liberté, et de laïcité. «Je ne partage pas les idées de NUPES qui prône la sortie de l’Europe; Je ne suis pas contre l’Europe qui nous aide à payer la dette Covid. Je reconnais pourtant qu’il est difficile de prendre des décisions à 27 membres. Je m’érige contre le contrat signé avec le Mercosur qui dévalorise les agriculteurs français», stipule t-elle. Ces choix vont indubitablement entraîner selon elle des pertes conséquentes avec de moins en moins d’agriculteurs et une perte d’indépendance alimentaire.

Des causes majeures

Fervente défenseure de la liberté, elle s’insurge contre un vocabulaire fortement usitée comme l’islamogauchisme et le grand remplacement qui crée des fractures sociales.

Elle s’engage depuis de nombreuses années pour une agriculture de qualité et une alimentation saine, des combats âprement défendues par l’Ecologie au centre. «J’ai toujours eu une fibre agricole. Je me suis battu pour l’on n’emploie plus de glyphosates. Je suis contre l’utilisation de produits de conservation pour l’alimentation qui entraînent des maladies neurologiques»,explique t-elle avec fougue. Elle lutte activement également contre le réchauffement climatique et milite par ailleurs pour un aménagement du territoire réfléchie et harmonieux.

Sophie Armogathe, la fille de Nadia Mersali-Armogathe

Un constat lucide

Cette femme très active qui n’hésite pas à se confronter aux difficultés économiques et sociales connait ces quartiers puisqu’elle a travaillé dans des établissements scolaires se situant dans des lieux où sévissent une grande précarité économique et des conditions de vie sociales complexes «J‘ai travaillé au collège Versailles dans le 3e arrondissement, un établissement situé entre la déchetterie et l’autoroute, dans un quartier guettoïsé», évoque t-elle.

Aux difficultés économiques et sociales se rajoutent des difficultés de transport avec une absence de bus et de tramway. Elle met en avant notamment la suppression de deux bus à Sainte-Marthe et à Saint-Antoine. «Les différentes municipales ont fait le choix de ne pas désenclaver les quartiers Nord et nous en arrivons là aujourd’hui», relate t-elle.

«A cela se greffent, déplore t-elle, des problèmes de propreté de plus en plus prégnants. Nous avons des tas d’immondices dans plusieurs secteurs et en particulier à La Busserine.» La solution repose pour elle sur un véritable Plan Marshall pour nettoyer les ordures.

Sur le plan médical, elle regrette vivement une offre inadaptée. «La France a une offre de soins inadaptée. A Marseille, des maisons médicales ont été érigées mais cela demeure insuffisant», estime t-elle.

Des solutions radicales

Pour elle, les difficultés reposent en particulier sur un urbanisme obsolète. «Nous devons procéder à la destruction des bâtiments d’après guerre et nous devons construire rapidement des bâtiments à taille humaine. Il faut prévoir un plan national de reconstruction», détaille t-elle. Il faut, selon elle mettre en place une véritable politique de la ville avec de l’argent arrivant au bon endroit et disposer de crédit fléché pour cet objectif.

Autre objectif marquant, la propriété retrouvée. «La propriété est un droit inaltérable. Il faut abolir les squats », déclare t-elle. L’enjeu demeure pour elle la création de bâtiments à taille humaine avec des espaces verts. Il s’agit là en fait d’avoir un rapport à la terre différent. «Nous devons recréer des espaces de vie afin que les personnes deviennent plus respectueuses», estime t-elle. In fine, il s’agit de créer un pôle économique mieux structuré, bien desservi par un réseau de moyens de transports fluides et générateur d’emplois.

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