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One Voice a mené une action en justice au Conseil d’État pour la défense des loups

L’association One voice est catégorique «Contre la politique d’éradication des loups en France, nous ne décolérons pas».

Cette année encore, le ministère de la Transition écologique et le préfet en charge du Plan Loup prévoient l’abattage de cent dix-huit loups, alors que la population de ces animaux dont l’espèce est protégée n’est toujours pas stabilisée au-dessus de 500 individus. «Nous avons donc déposé deux requêtes en annulation des arrêtés « cadre » et « plafond » du 23/10/2020 sur les loups devant le Conseil d’État».

L’asssociation One voice a attaqué les deux arrêtés du 23 octobre 2020, le premier fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les loups, et l’arrêté pris le même jour qui fixe le nombre maximum de loups dont le massacre pourra être autorisé chaque année. Le second arrêté autorise le tir de 19 % des effectifs de loups par an (ce seuil peut aller jusqu’à 21 % sous certaines conditions). Cette proportion correspond à 118 loups en 2021, et autant en 2022.

Ces arrêtés sont pris alors que le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a rendu un avis défavorable sur ces deux projets d’arrêtés (comme pour les précédents arrêtés). Les loups sont une espèce protégée qui est toujours classée comme « vulnérable » par l’UICN, ce qui signifie qu’ils sont confrontés à un risque élevé d’extinction.

Le pourcentage de la population dont le tir est autorisé a été fixé à la hausse sans évaluation des effets sur les populations de loups et alors que les augmentations exponentielles des plafonds ces dernières années ont a minima ralenti la croissance de l’espèce.

Plusieurs études scientifiques soulignent qu’une politique de gestion indexée sur les effectifs de loups est inadéquate. Il faut prendre en compte le tissu social de cette population, ce qui n’est pas fait à l’heure actuelle.

Par ailleurs, l’arrêté cadre supprime le recours préalable obligatoire à l’effarouchement avant les tirs alors que des études ont démontré son efficacité. «Nous avons souligné deux aspects qui nous semblent de première importance : l’insuffisance du dispositif relatif aux mesures de protection des troupeaux alors que le triptyque clôtures électriques, chiens de protection, gardiennage renforcé est efficace, et l’absence de démonstration de l’efficacité des tirs létaux et même leur caractère contre-productif (en raison de la déstructuration des meutes notamment)», a souligné son responsable.

L’association est, comme tous les ans, écœurée par cette politique infondée, basée sur la régulation par les tirs au lieu d’être animée par la volonté de protéger les animaux de cette espèce. «Nous demandons donc l’annulation de ces arrêtés devant le Conseil d’État» a t-il stipulé.

 

Cette politique du gouvernement n’a aucun fondement. Le taux de survie des loups gris est passé de 74 % avant 2014 à 58 % pour la période 2014-2019. Des chiffres alarmants, qui sont clairement imputables à la gestion des gouvernants successifs.

Par ailleurs, l’étude publiée par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’OFB en février 2019 établit clairement une absence de corrélation entre le nombre de tirs et le volume des dégâts subis par les élevages. Pourtant, au 2 novembre 2020, 97 loups avaient été abattus.

Hors braconnage, ce chiffre officiel monte à 100 en 2021. La réalité est bien pire. Les braconniers sont très actifs. Plusieurs fois, l’association a déposé plainte contre des groupes de braconniers assumés ces dernières années. Au 23 février 2022, selon les chiffres officiels, cinq loups étaient déjà morts…

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