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Présidentielle 2022 : qui sont les candidats déjà déclarés ?

Plusieurs personnalités ont directement déclaré leur candidature à l’élection présidentielle des 10 et 24 avril 2022, tandis que d’autres ont été sélectionnées dans le cadre d’une primaire.

Les candidats déclarés

François Asselineau (Union populaire républicaine), 63 ans. Après une neuvième place lors de la présidentielle de 2017 (0,92 % des suffrages exprimés), le souverainiste, qui prône un « Frexit », a fait part très tôt de sa nouvelle candidature lors d’un débat pour les élections européennes en avril 2019. Le 5 février 2021, il a été mis en examen pour harcèlement moral, harcèlement sexuel et agressions sexuelles.

Marine Le Pen (Rassemblement national), 53 ans. Candidate aux élections présidentielles depuis 2012, présente au second tour pour la première fois en 2017 (21,30 %), la députée du Pas-de-Calais, qui va temporairement céder la présidence de son parti, a déclaré son intention d’accéder à l’Élysée dès janvier 2020 pour incarner la seconde partie du clivage « mondialistes-nationaux », qui a, selon elle, remplacé le clivage gauche-droite.

Jean-Frédéric Poisson (VIA, la voie du peuple), 58 ans. Candidat malheureux à la « primaire de la droite et du centre » de 2016, le dirigeant de la formation anciennement baptisée « Parti chrétien-démocrate » a cette fois directement déclaré sa candidature à l’élection présidentielle en juillet 2020 auprès de Valeurs actuelles. Il se voit comme « le seul candidat conservateur de cette élection », et s’est dernièrement opposé au passe sanitaire.

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), 60 ans. Le député de l’Essonne a déclaré en septembre 2020 sa troisième candidature à une présidentielle, après 2012 et 2017 (4,70 % des suffrages lors du dernier scrutin). Celui qui se dit « gaulliste » souhaite notamment relocaliser des emplois, baisser les charges salariales et supprimer le droit du sol. Il a récemment manifesté son opposition au passe sanitaire.

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), 70 ans. Candidat en 2012 et en 2017, élection à laquelle il a fini quatrième (avec 19,58 % des voix), le député des Bouches-du-Rhône a officialisé sa candidature en novembre 2020. Le leader de la gauche radicale, qui veut réaliser « l’union populaire », défend notamment une « VIe République », une « planification écologique » et une sortie des traités européens.

Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), 51 ans. Déjà candidate lors des deux précédents scrutins présidentiels (0,64 % des voix en 2017), l’ancienne conseillère municipale de Vaulx-en-Velin est désignée lors du congrès de son parti en décembre 2020 pour « porter la présence du courant communiste révolutionnaire » à l’élection présidentielle.

Jean Lassalle, (Résistons !), 66 ans. Candidat en 2017 (1,21 % des suffrages), le député des Pyrénées-Atlantiques et ancien berger a réitéré sa volonté de devenir président de la République en mars 2021. Connu pour sa grève de la faim en 2006 pour empêcher le départ de l’usine Toyal de la Vallée d’Aspe et son tour de France à pieds en 2013, il veut incarner « la joie » en 2022.

Fabien Roussel (Parti communiste français), 52 ans. Le député du Nord va porter les couleurs de son parti – qui n’avait plus présenté de candidat depuis 2007 – après avoir été désigné par un vote interne des adhérents en mai 2021. Le secrétaire national du PCF veut en priorité « affronter la finance », « s’attaquer à l’évasion fiscale », ou encore « relancer les filières industrielles ».

Florian Philippot (Les Patriotes), 39 ans. L’ancien numéro 2 du Front national a annoncé sa candidature en juillet 2021. Farouche opposant au passe sanitaire, il entend « rétablir toutes (les) libertés » face à un régime politique qu’il juge « tyrannique ». L’ancien conseiller régional du Grand Est est également un fervent partisan du « Frexit », de la sortie de la France de l’Otan et de l’espace Schengen.

Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste), 54 ans. Pour la troisième fois consécutive, le conseiller municipal de Bordeaux et ancien ouvrier de Ford sera présent à une élection présidentielle (1,09 % en 2017), après avoir été choisi en août 2021 par le NPA pour incarner « la nécessité de s’affronter à ce système (…) et de défendre une société libérée de l’exploitation et des oppressions ».

Arnaud Montebourg (divers gauche), 58 ans. L’ancien ministre « frondeur » de l’économie sous François Hollande a acté sa candidature le 5 septembre, lors d’un discours dans sa ville natale de Clamecy (Nièvre). Il n’a pas participé à la primaire interne du Parti socialiste qu’il a quitté en 2018. Promoteur de la « démondialisation » et du « Made in France », il veut prendre la tête d’un « bloc populaire » au-delà des partis.

Yannick Jadot (Europe Écologie-Les Verts), 54 ans. Le député européen, natif de Picardie, a été désigné candidat à l’élection présidentielle le 28 septembre, à l’issue du second tour de la primaire écologiste qui l’opposait à Sandrine Rousseau. Il entend porter au pouvoir une « écologie des solutions » ni décroissante ni anticapitaliste, notamment en investissant dans l’innovation et l’économie, ou en sortant progressivement de l’élevage industriel.

Anne Hidalgo (Parti socialiste), 62 ans. La maire de Paris a été investie par les militants socialistes lors d’un vote interne, le 14 octobre. Elle a été préférée à son seul concurrent, le maire du Mans et ancien ministre Stéphane Le Foll. Celle qui souhaite « décarboner l’économie » et « réparer » l’unité de la France, s’est notamment faite remarquer avec sa proposition de doubler le salaire des enseignants.

♦ D’autres personnalités ont fait part de leurs intentions, à l’instar de l’avocate et dirigeante du Parti animaliste Hélène Thouy, de l’ancien candidat écologiste à la présidentielle de 1988 Antoine Waechter, des figures du mouvement des « gilets jaunes » Jacline Mouraud et Éric Drouet, du cheminot « marxiste » (ex-NPA) Anasse Kazib, du député (ex-LREM) des Français établis hors de France Joachim Son-Forget,de la maire de Tilloy-lez-Marchiennes – première femme transgenre élue à ce poste – Marie Cau, du policier et syndicaliste Alexandre Langlois, de la militante pour le « référendum d’initiative citoyenne » Clara Egger, du souverainiste Georges Kuzmanovic ou de l’ancien général Antoine Martinez.

► Les candidats à départager

♦ Une « primaire populaire » a été proposée par un collectif citoyen et appuyée par des personnalités afin d’inciter à une candidature commune à gauche. Dix personnalités ont ainsi été désignées par près de 130 000 internautes, dont certaines, comme l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira ou le député LFI François Ruffin, ne s’étaient pas portées candidats. Ces personnalités ont jusqu’au 30 novembre pour indiquer si elles souhaitent y participer. Le vote final est prévu du 13 au 16 janvier 2022.

♦ À droite, six candidats à l’investiture des Républicains (LR) ont par ailleurs annoncé leur souhait de participer à une primaire fermée : le négociateur de l’Union européenne pour le Brexit Michel Barnier, le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, le médecin et maire de La Garenne-Colombes Philippe Juvin, l’entrepreneur « libéral » Denis Payre, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse et le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand. Le candidat soutenu par LR sera désigné par un vote interne le samedi 4 décembre.

► Les candidats potentiels

♦ Les ambitions présidentielles d’Éric Zemmour sont régulièrement évoquées, mais le chroniqueur n’a pas encore officiellement déclaré sa candidature.

Emmanuel Macron reste discret sur ses intentions, comme l’ont fait avant lui les présidents de la République sortants qui se déclarent tardivement.

Tous les candidats déclarés ne seront pas sur la ligne de départ le 10 avril 2022, lors du premier tour de l’élection présidentielle : ils devront avoir collecté au moins 500 parrainages d’élus, une tâche difficile notamment pour les candidats qui ne bénéficient pas de l’appui d’un parti ancré électoralement ni territorialement.

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