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Rapport du GIEC : qu’attendons-nous pour agir ?

Publiés le 9 août, les constats du dernier rapport du GIEC sont sans appel : le changement climatique est plus rapide et plus important que prévu et il menace directement les conditions de vie des habitants. Alors que scientifiques et écologistes alertent depuis plus de 40 ans et que les condamnations des Etats pour inaction climatique se multiplient, seul le courage politique manque.

Ce 6ème rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) est très alarmant. D’après ses conclusions, la température a déjà augmenté de plus d’1 degré depuis l’ère préindustrielle, les phénomènes extrêmes – canicules, sécheresses, incendies, inondations, cyclones, n’épargnent et n’épargneront aucune région du monde, le seuil d’1,5 °C supplémentaire sera atteint dans les 10 prochaines années (beaucoup plus rapidement que prévu) et le réchauffement a déjà des conséquences en partie irréversibles.

Le GIEC lève, de plus, toute ambiguïté sur l’influence des activités humaines sur le changement climatique. Mais il explique également qu’il est encore possible d’agir. «Afin d’atteindre la neutralité carbone, nous devons prendre des décisions rapides et à grande échelle», souligne Jean-Marc Governatori, coprésident de Cap Ecologie.

Ce cri d’alarme ne peut rester sans réponse. «A tous les niveaux, international, national, local, seul un changement politique profond, cohérent et volontariste permettra d’agir à la mesure des enjeux», souligne Eva Sas, porte parole d’EELV.

Au regard de ce rapport, les renoncements de la loi Climat – pas de baisse de la TVA sur les billets de train à 5,5 %, pas d’interdiction de la publicité sur les produits polluants (hormis les énergies fossiles, et les véhicules polluants à partir de … 2028), interdiction des vols intérieurs limitée aux trajets réalisables en moins de 2h30 de train, pas de plan pluriannuel d’investissement massif dans le transport ferroviaire – soulignent l’incapacité de ce gouvernement à prendre la mesure des enjeux climatiques.

La génération actuelle a une responsabilité historique. La COP26 de Glasgow en novembre sera évidemment une étape décisive, mais il n’y aura pas de volontarisme au niveau international, sans changement politique au niveau national.

En 2022, l’écologie politique apparait ainsi comme la seule alternative possible à l’immobilisme politique.

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