Le magazine de la vie politique

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Thierry Mariani, un nationaliste convaincu

Maire de la ville de Valréas, située dans l’enclave des Papes, pendant 16 ans, Thierry Mariani a été député pendant de nombreuses années et occupé la fonction de ministre des transports sous l’ère Nicolas Sarkozy. Candidat en 2010 aux élections régionales, toujours sous les couleurs de l’UMP, il est depuis 2019 député européen aux côtés du Rassemblement national.

 

Né le 8 août 1958, à Orange, dans le Vaucluse, Thierry Mariani a grandi à Valréas, ville où ses parents d’origine italienne étaient artisans du bâtiment. Il a intégré le petit séminaire d’Avignon, puis rejoint le lycée militaire d’Aix-en-Provence puis achève son parcours universitaire à l’Institut libre d’étude des relations internationales à Paris avec à la clé un diplôme de droit international. Parallèlement à ses études, il s’adonne à la lutte greco-romaine et devient à 19 ans, vice-champion régional.

Thierry Mariani s’engage en politique dès 1976 au sein du RPR dès 1976 derrière Jacques Chirac, année de fondation du mouvement gaulliste. Il a exercé plusieurs mandats électifs locaux en étant maire de la commune Valréas de 1989 à 2005.

Durant cette période, il a été également élu pour la première fois député en 1993, suite à de sélections marquées par une écrasante victoire de la droite sur la majorité sortante de gauche. Sa circonscription, la 4e du Vaucluse, comprend la ville d’Orange, terre d’implantation de l’extrême droite. En 1997, il est alors réélu député, en devançant Jacques Bompart, le maire Front national d’Orange. Il et réélu en 2002 puis 2007. Il est notamment député de Vaucluse puis des Français de l’étranger entre 1993 et 2017.

En 2002, après la présidentielle, il rejoint l’UMP, et se rapproche de Nicolas Sarkozy. Thierry Mariani a été secrétaire d’Etat puis ministre des Transports du gouvernement Fillon, avant de devenir député des Français établis hors de France en 2012. Il représente l’aile la plus droite du parti Les Républicains.

Chef de file de la droite populaire

En mai 2001, il fait passer un amendement sur le projet de loi sur la sécurité intérieure. En janvier 2002, il propose aux côtés de Michel Voisin, Lionel Luca, Claude Goasguen et Élie Aboud, le vote d’une loi visant à établir la reconnaissance par la France des souffrances subies par les citoyens français d’Algérie, victimes de crimes contre l’humanité du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique. En septembre 2007, il présente aussi plusieurs amendements sue le projet de loi sur l’immigration. Le 17 juillet 2009, il est nommé représentant spécial de la France pour les deux pays l’Afghanistan et le Pakistan.

Lors de l’élection régionale de 2010 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, il est tête de liste de la majorité présidentielle. Au second tour, la liste récolte 33% des voix contre 44,1% à la liste socialiste du président sortant Michel Vauzelle et 22,9% à la liste du front national conduite par Jean-Marie Le Pen.

A partir de juillet 2010, il mène le collectif parlementaire de la Droite populaire qui rassemble une quarantaine de députés prônant une plus grande fermeté sur les questions de sécurité et d’immigration. Le mois suivant, en tant que rapporteur du projet de loi sur l’immigration, il annonce qu’il déposera des amendements visant à déchoir de la nationalité française les auteurs de certains crimes. Il précise que cette mesure permettrait de revenir à une disposition qui existait jusqu’en 1998, et qui prévoyait la déchéance de la nationalité française pour les auteurs de crimes, français depuis moins de dix ans, et dont la condamnation est égale ou supérieure à cinq ans de prison ferme. Le 14 novembre 2010, il est nommé secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des Transports dans le gouvernement Fillon III. Il devient ministre, avec les mêmes attributions, lors du remaniement du 29 juin 2011.

Un ministre des transport très impliqué

Secrétaire national responsable des Français de l’étranger au RPR puis à l’UMP depuis 2000, il est le candidat investi par l’UMP en avril 2011 pour les élections législatives de 2012 dans la 11e circonscription des Français établis hors de France qui regroupe 49 pays de la zone Asie, Russie et Océanie. Certains de ses adversaires dans la campagne pour cette élection lui reprochent d’avoir exploité des déplacements faits à des fins électorales dans le cadre de sa fonction de ministre. En juin 2017, Thierry Mariani est en ballottage défavorable face à Anne Genetet, la candidate LREM. Au second tour, il reçoit 28,3% et est donc battu par cette dernière. Il explique ce résultat par l’affaire Fillon. Laurent Wauquiez, lui propose avant son élection à la tête des Républicains un poste de délégué aux affaires internationales, qui n’obtiendra pas. Allant à l’encontre de la position officielle de Laurent Wauquiez, il plaide en mars 2018 pour discuter d’accords avec le Front national, estimant que le parti frontiste a changé, que LR s’est coupé des centristes et qu’il faut trouver de nouveaux alliés. Longtemps engagé à droite, il est élu au Parlement européen sur la liste du Rassemblement national aux élections européennes de 2019. «Je ne fais pas partie de l’appareil, mais je suis clairement dans le groupe du Rassemblement national au Parlement européen», a a t-il clarifié.

En vue de l’élection présidentielle de 2022, il travaille sur le volet international du programme de Marine Le Pen. À moins de deux ans de l’élection présidentielle, «l’histoire n’est jamais écrite», professe l’eurodéputé, jugeant «intéressant» de voir «ce qui se passe à gauche». Certain que tout peut arriver, il souligne l’exemple récent de Marseille aux municipales, lorsque LR a refusé la main tendue de Stéphane Ravier (RN). «On a vu que la gauche n’était pas morte», lâche-t-il, martelant que «si les voix sont divisées, on s’aperçoit que la gauche passe». Et, à ce titre, Mariani assure redouter plus la gauche que la droite républicaine, dans la perspective de 2022.

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