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Une première école de maraîchage urbain biologique à Cannes

Installée dans la vallée de la Siagne près de Cannes sur une parcelle municipale de 14 000 m2, une nouvelle école de maraîchage biologique permettra de produire en circuit court des légumes pour les écoliers de la ville.

À Cannes, dans les Alpes-Maritimes, sur la basse vallée de Siagne, la campagne se situe en pleine agglomération. Dans cet espace naturel de 75 hectares, poumon vert de la ville, il ne peut y avoir de construction car le Plan Local d’Urbanisme l’interdit expressement.

Dans ce lieu dédié à l’agriculture, la mairie de Cannes a créé fort judicieusement une école de maraîchage biologique, appelé l’Institut Moreau Daverne. Il s’agit d »un terrain municipal de 14 000 m2, à proximité des jardins familiaux (48 potagers et 3 jardins potagers) qui est exploité par une coopérative, appelé les petites fermes d’Azur.

Depuis septembre 2021, cette école accueille deux apprentis, Romane, 20 ans, fille d’horticulteurs et Fabien, 38 ans, boucher en reconversion. Quatre autres élèves sont attendus en juin 2022.

Christian Carnavalet, Meilleur Ouvrier de France, qui préside la coopérative « Les petites fermes d’Azur » assume la responsabilité de cette entité. Il est pour l’instant le seul enseignant.

Les élèves n’ont pas besoin de connaissances préalables. L’objectif est de former des personnes afin qu’ils deviennent agriculteurs, des chefs d’entreprise déclarés à la MSA (La Mutualité sociale agricole) à la fin de leur formation. Un terrain et une clientèle leurs sont allouées. Ils cultiveront en agriculture biologique et vivront de leur métier. Et pendant le temps de l’apprentissage, les légumes seront réservés aux cantines de la ville et celles de l’agglomération Cannes-Lérins. Le reste de la production sera destiné au grand public avecl’AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne de Cannes).

L’Institut Moreau-Daverne met à disposition 1000 m2 de terre par personne, le matériel d’exploitation et de distribution, le réseau de commercialisation, l’apprentissage de la French Method, les réseaux des connaissances du monde paysan local. Chacun cultive une soixantaine d’espèces à l’année.

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